CACHEMIRE

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Cachemire c’est du rock dans un gant de velours, préparez-vous à en prendre plein les oreilles avec leur album « Dernier essai ». Pour autant, ce dernier est très loin de sonner le glas, pour les nantais de Cachemire ! Puisqu’on vous le dit !  14 titres, 14 pépites musicales, ciselées à la perfection dans la sueur et l’énergie ! Engagé, militant, sincère, et diablement enragé, voilà c’est tout ça Cachemire ! Essai réussi donc ! Visio en toute intimité avec son charismatique et non moins sexy chanteur : Freddy !

L’intro du disque est étonnante, il y a un côté un peu western, pourquoi ce choix ?

Au début où j’ai composé l’album, je l’ai composé avec des références de films, d’où des titres comme « Back to the », « Saturday night », ou des choses plus subtiles comme dans « Criez », où au début je chante « la route Jim te l’a donné » qui est un clin d’œil à Jim Carrey, car dans ses films il fait ce qu’il veut  et se fout bien de ce que les gens pensent. Chaque titre à un côté filmographique. Je suis un grand fan de Tarantino, d’où cette intro. Je me suis entouré de Shanka des No One is innocent qui a une grande culture sur Morricone. J’ai fait la mélodie et lui a fait les arrangements. Tous les titres de l’album n’ont pas une référence cinématographique, mais c’est quand même ce qui m’a inspiré. Il y a toujours des titres de film qui correspondent à un sujet sociétal.

« Criez », le premier extrait, affiche clairement le message « rebelles-toi et sois-toi-même », avec un magnifique clip, inclusif.

Nous avons choisi d’exposer volontairement des extrêmes, pour marquer les esprits entre le transformiste, Lydie, la pin-up, qui assume totalement ses formes et le banquier un peu coincé qui passe son week-end à écouter du métal. Le vieux gars, Pascal le catho (qui nous suit depuis 12 ans), qui aimerait casser les codes. Le clip voulait exprimer ce côté rageur, (pas forcément la rébellion), qui est en chacun de nous et cette envie de se libérer des carcans sociétaux. Pour le choix des figurants, tout ce que nous faisons, nous le faisons en famille. La plupart du temps, nous travaillons avec des potes, où des amis d’amis, ou des gens qui nous suivent depuis longtemps dans Cachemire et qui sont devenus des copains. Il y a un côté hyper fédérateur à chaque fois qu’on essaye de créer. Je m’implique énormément dans les visuels et la créa, car j’adore ça et j’aime aussi rester « en famille ». Ce clip-là est totalement à notre image !

En comparaison avec « Qui est la punk », votre précédent album, tu te lâches vocalement et tu montes très haut dans les aigües, comment tu as ta voix ?

J’ai toujours eu cette voix là, mais je ne l’ai jamais assumée. Sur le deuxième album, j’avais des retours du public en live sur notamment  « Moi être roi », de personnes qui m’encourageaient dans ce sens, à assumer ma voix de tête. Car, effectivement, sur « Qui est la punk », je me retenais. Cette capacité je l’avais naturellement, je me suis juste lâché.

Il y a pas mal de featuring sur ce disque, « Rouge » (avec Kémar des No One) et « Les petits poings » (avec Niko des Tagada Jones), d’où sont parties ses collaborations, avaient-elles été prévues avant l’enregistrement ?

Plus ou moins, Shanka, je voulais vraiment travailler avec lui, sur la partie arrangements de l’album. No One, je suis fan depuis que je suis gamin, pour moi chanter avec Kémar était un rêve de gosse. C’est donc Shanka, qui a fait le lien entre nous. « Rouge » a été composé et écrit pendant le confinement. Depuis que nous bossons avec Niko, Cachemire est plus exposé, Niko fait partie de la famille « Rage Tour » (le tourneur). Je me voyais bien, partager un titre avec lui, où l’on faisait chanter des enfants. Ma fille a d’ailleurs beaucoup aimé participé à ce titre. J’adore ce contraste musique punk et chant enfantin.

Dans « Saturday night », vous utilisez des sons plus électro, reflet de cette époque légère…

A contrario, il ne s’agit pas de sons électro. Il s’agit d’un vieil instrument des années 70, un synthétiseur Juno. Les sons électro tu les retrouve seulement dans « Back to the », pour avoir un son année 80, typique de cette époque. Je kiffe aussi John Travolta, alors j’ai adoré composé ce morceau qui fait le lien avec le film.

« Back to the », justement, je rebondis là-dessus, puisque tu en parles. Vous l’avez écrit au moment du clin d’œil visuel avec la De Lorean et votre voyage dans les années 80 avec l’enregistrement de la cassette audio ?

Non, mais c’est ma trilogie préférée depuis tout minot. Je pourrai la regarder 50 fois. Le coup de la sortie de la cassette était un prémice. Et cette fois, j’ai concrétisé à travers ce morceau.

Pourquoi t’être mis dans un cercueil sur la pochette de « Dernier essai » ?

Déjà pour faire écho au titre de l’album. Puis cela fait un moment que le monde et la société, à travers l’écologie, l’économie, vont droit dans le mur. Farid tient une boule à facette sur la pochette, ok on a un pied dans la tombe, mais nous avons une dernière chance de faire la fête, de changer ce monde et de continuer à vivre ! « Dernier essai », fait aussi référence aux valeurs du rugby, combatives et respectueuses.

« Plus tu me », est une chanson plus intimiste et dénote avec le reste de l’album, est-ce inspiré de ton vécu ?

J’ai écrit ce titre à l’époque où j’ai perdu un très bon ami qui était atteint d’un cancer. Nous avons pu l’accompagner à l’hôpital, dans ses derniers moments. Il est parti serein, entouré d’amitié et d’amour. Cette chanson parle à tout le monde je crois, car on a tous vécu des moments moins heureux dans la vie, que ce soit la maladie ou la dépression.

Question à la con de Valérie, Freddy, pour toi le Cachemire c’est doux ou ça gratte ?

Clairement ça gratte ! Entre douceur et gratouilles, Cachemire ça démange.

Valérie Loy et Céline Dehédin

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