NAKRY 

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Zoom Nakry

Jeune rappeur niçois, son titre « Léwé » est déjà single d’or. Entretien avec Nakry, où l’on parle de feat avec Claude François mais aussi de shampoing. 

Tu es Niçois, as-tu toujours habité à Nice ? 

Non, je suis né à Creil où j’ai vécu jusqu’à 3 ans. Ensuite je suis venu à Menton puis à Nice.

Comment l’idée de faire du rap t’es venue ? 

Depuis petit, j’ai été bercé de musiques, de films des années 70. J’ai baigné dedans sans forcément connaître le rap. Je l’ai connu à l’âge de 14 ans, c’est très tard pour un ado de ma génération. La passion de la musique a été très innée et comme le rap est une musique actuelle et bien, j’ai choisi d’en faire. Mais je ne suis pas fermé un autre style.  

Tu veux dire quoi par « bercé  » de musiques et de films ? 

C’est ma mère qui m’a fait découvrir tout ça, des films comme « La fièvre du samedi soir », « Rocky », enfin tous les trucs des années 70. C’était sa culture et je me plaisais beaucoup dedans..  

Donc niveau musique, c’était pareil ? 

Oui, j’ai commencé avec le disco des “Bee Gees », ensuite, j’ai été très rock avec Kiss, Twisted Sister, Mötley Crüe, Alice Cooper. C’est après que j’ai découvert le rap avec Djadja & Dinaz, Jim, Lacrim, Section d’Assaut.  

J’ai entendu dire que tu étais un admirateur de Claude François et incollable à son sujet ? 

Oui, c’est vrai.  

Comment tu l’expliques ? 

Je me retrouve dans son caractère, sa manière de travailler, je trouve que c’était un artiste très en avance sur son temps. Dans sa manière de réfléchir et de travailler (même si je sais que dans certains domaines, il n’avait pas bonne réputation) je me retrouve.  

C’est quoi ton titre préféré ? 

J’ai un top 3 : « Celui qui reste”, “Le chanteur malheureux” et “La solitude c’est après ». Ce ne sont que des chansons tristes mais j’aime pas les classiques comme “Alexandrie, Alexandra”.  

À part la musique, tu aurais pu faire quoi d’autre ? 

À la base, j’ai découvert le cinéma. Il n’y a pas de cinéma sans musique de toute façon. Et comme je te l’ai dit « La fièvre du samedi soir » m’a beaucoup inspiré et je voulais devenir acteur. Mais après, j’ai réalisé que ma timidité rendait la chose compliquée. Sinon, oui, c’ est l’art en général.  

Que signifie le mot « Léwé » ?

Ça veut dire, saoul, bourré, fêtard en comorien. 

Donc suis saoul mais joyeux ? 

Oui, c’est ce que j’ai voulu retranscrire dans le clip. On fait la fête entre potes, on est joyeux, plutôt que le côté sombre de l’alcool. En plus, j’ai sorti ce son en février 2020. Peut-être que les gens avaient envie d’écouter ça.  

J’ai vu une interview de toi où tu disais que tu aimerais faire un featuring avec Jul. C’est toujours le cas ? 

Oh, oui, j’aimerais beaucoup. On se ressemble dans notre manière indépendante de travailler et par notre vécu. Je peux citer aussi Djadja & Dinaz et Naps.

 Et un artiste que n’est pas dans le Rap ? 

Hé bien, j’aurais voulu dire Claude François, mais bon ce n’est pas possible. Sinon Noam, j’aime beaucoup son côté mélodiste.  

Tu as déjà fait de la scène ? 

Oui, 2 fois et j’ai beaucoup aimé l’expérience. Ça fait bizarre, car je suis assez stressé et appréhende les choses. En plus, ma timidité ne m’a pas quittée. Voir qu’il y a des gens qui connaissaient mes paroles, qui chantaient et dansaient dessus et après me demandaient des photos, c’était différent que dans la rue. 

Dans les rues de Nice, on te reconnaît alors ? 

Oui, mais j’essaie d’être discret pour préserver l’intimité, surtout envers ma mère. Je mets des lunettes, je m’attache les cheveux, car c’est le plus dur à cacher (rire).

La question à la con de Valérie : T’es déjà tombé sur des filles jalouses de tes cheveux ? 

Oui, beaucoup, beaucoup ! Elles demandent des conseils capillaires. J’ai même écrit un texte là-dessus qui va bientôt sortir !  

Valérie Loy

 

 

 

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