Formée au Conservatoire avec le violoncelle comme point de départ, Anne Sila construit un parcours où se croisent classique, jazz et chanson, sans jamais se limiter à un seul registre. Révélée dans “The Voice”, puis lauréate de “The Voice All Stars”, elle développe une approche centrée sur l’interprétation et la précision vocale. Dans ce cadre, elle est cette année marraine de l’évènement caritatif “Pouce La Vie” aux côtés d’Yvan Cassar.
Vous êtes cette année marraine de l’évènement “Pousse La Vie”. Comment cette participation s’est-elle construite ?
La rencontre s’est faite par l’intermédiaire d’Yvan Cassar, qui connaît bien le projet. Après une première prise de contact à Paris, j’ai découvert une démarche qui m’a immédiatement intéressée. L’échange avec l’équipe a confirmé ce ressenti, notamment autour du travail sur les répertoires et les propositions musicales. J’ai accepté naturellement, avec l’envie de participer à cette édition.
Le concert s’articule autour des musiques de films. Comment aborde-t-on ce type de répertoire ?
Le travail repose beaucoup sur les échanges avec les musiciens. La préparation se fait autour d’une setlist commune, avec un temps de sélection et d’adaptation des morceaux. Le groupe Call Me Winston participe également aux arrangements et propose des pistes d’interprétation. Certains titres sont déjà intégrés, d’autres seront travaillés en amont puis ajustés lors des répétitions.
Votre parcours traverse plusieurs esthétiques musicales. Comment cela influence-t-il votre approche vocale aujourd’hui ?
Cette diversité a longtemps été une question centrale dans mon parcours. Après une période sans projet personnel, j’ai pris le temps de réfléchir à la direction artistique à suivre. J’ai finalement choisi de ne pas m’enfermer dans un registre unique. Chaque esthétique apporte des outils différents, et je considère aujourd’hui ces influences comme complémentaires plutôt que contradictoires.
Un nouveau single est annoncé prochainement (“FOMO” – Fear of missing out). Quelle en est la direction artistique ?
Il sort bientôt. C’est un morceau assez différent de ce que j’ai pu faire auparavant, plus dansant, plus contemporain, avec une couleur plus urbaine. J’aime l’idée de ne pas rester dans un cadre unique et d’explorer d’autres territoires.
Votre parcours est également marqué par une expérience aux États-Unis. Qu’en retenez-vous aujourd’hui ?
Cette expérience a renforcé mon rapport à la liberté artistique. À New York, la dynamique collective et l’exigence de travail sont très présentes. Les artistes évoluent dans un environnement où chacun pousse l’autre à progresser. Cette énergie a influencé ma manière d’aborder la musique et mon rapport à l’évolution artistique.
Cette ouverture à différents univers nourrit-elle aussi des envies de collaboration particulières aujourd’hui ?
James Blake. Son travail sur les textures sonores et sa manière de combiner électronique et organique sont particulièrement inspirants. Sa voix et son univers constituent pour moi une référence.
Vous serez prochainement en concert à Monaco. Quel lien entretenez-vous avec cette région ?
J’y suis venue à quelques reprises et j’en garde de très bons souvenirs. L’accueil y a toujours été très positif. C’est une région où j’ai des attaches personnelles, ce qui m’amène à y revenir régulièrement.
Clémentine Nacache
Le 15/07/2026, dans le cadre du festival Jazz à Sète, au Théâtre de la Mer – Sète (34).
Retrouvez tous nos articles sur Anne Sila
Site officiel de l’artiste : facebook.com/annesilamusic
#NouvelleVagueZoom










