LES PROJETS D’ATHENA

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Les Projets d’Athéna est un groupe de metal/electro, dont le batteur est un imposant droïde de combat : le droïde rummer HADES-06. Il est entouré de deux protagonistes humanoïdes complétant le groupe à la guitare et au chant. Le technologue (guitare) est chargé de maintenir le droïde rummer en état de marche. Athéna (chant), déesse de la guerre et de la sagesse, est à l’écriture des textes et leur incarnation sur scène. Rencontre avec le créateur du projet, Antoine Le Boisselier.

Peux-tu nous raconter la genèse des Projets d’Athéna ?

L’idée est venue en 2020, lors de la période covid. Je sortais d’un projet de groupe, mais je souhaitais monter à nouveau un projet musical avec un attrait plus particulier. En cogitant, l’idée d’amener une machine à travers un robot sur scène est apparue naturellement. Je me suis créé ce personnage du technologue et je voulais y inclure une philosophie grecque, à travers la déesse, de sorte de pouvoir développer et exposer la nature humaine. Je voulais étudier tout cela dans ce projet musical, autour du métal.

Comment as-tu créé physiquement Hadès ?

Dans mon savoir-faire, je suis électronicien et roboticien. Hadès est né de plusieurs inspirations technologiques. Au niveau de ses bras par exemple, il fallait qu’il soit assez agile pour réussir à faire de la batterie. J’ai dû choisir des cerveaux moteurs capables d’être assez rapides et puissants à la fois. Pour la partie contrôle commande, il me fallait un système, qui soit capable de jouer en rythme et d’être synchronisé, à la musique. J’ai donc développé des sous-briques, qui sont liées à mon séquenceur Cubase, lequel va donner la partition au droïde. Lequel va les restituer avec les coups qu’il a mémorisé.

Musicalement, comment qualifierais-tu votre son ?

Je dirais qu’il est issu de ma culture musicale, qui a la base est électro-indus. J’écoutais pas mal de Fear Factory, lorsque j’étais plus jeune mais aussi du Mass Hysteria, Incubus, Rammstein. Je me suis rapproché du death métal vers la trentaine, notamment à travers mon précédent groupe Identicity, dans lequel on faisait du death métal mélodique et symphonique. Nous avions une violoniste dans le groupe. Avec l’arrivée de Hadès, je me suis dit qu’il fallait que je revienne à cette musique électro. C’est ce qui a défini le style. Puis, avec l’arrivée d’Audrey Berset au chant, qui incarne la déesse Athéna, j’ai pu étoffer le son grâce à son chant guttural à la Eths. Nous sommes également en train de développer un style pagan (tribal), tout doucement comme Wardruna ou Heilung. Nous aimerions créer un lien entre l’homme des cavernes et l’homme du futur.

Et côté textes, qu’est-ce qui vous inspire ?

Audrey a cherché des thèmes autour de la nature humaine, car elle incarne sur scène cette philosophie des temps antiques. A cette époque l’être humain s’interrogeait déjà sur sa place dans l’univers, les travers de l’humain, et sur ce qu’il y a de bon en lui, y sont également abordés. Sur notre dernier clip “Chicxulub”, nous abordons les origines de notre planète, et le côté résilient de la nature face à l’homme, cette capacité à s’adapter face aux bouleversements, qu’engendra la chute de cette météorite.

Que penses-tu du transhumanisme (mélange du biologique et du mécanique) ?

C’est quelque chose qui m’intéresse beaucoup et je me documente énormément sur le sujet. Je pense que l’humanité, sur plusieurs milliers d’années, va y venir de manière logique. Ça sera, si on se projette en termes d’évolution, notre espèce est capable de l’intégrer à son développement, à son échelle. Il y a une certaine attirance vers le transhumanisme, pour une partie de la population, c’est indéniable. Ça passera nécessairement par le handicap et la maladie et la résolution des problèmes liés à ces sujets. C’est un phénomène de pop-culture, qui un jour deviendra bien réel.  C’est clairement un sujet de prédilection cyber métal, qu’on peut retrouver dans la musique des Projets d’Athéna.

Comment vois-tu l’évolution, de votre narration au niveau scénique ?

Je verrai bien sur scène, des histoires entrecoupées par les morceaux, car c’est important dans notre show, d’avoir un fil conducteur. Dans notre narration, nous souhaitons y intégrer des scénettes, entre le droïde et le technologue et la déesse, voire même des projections vidéos, qui permettent de déployer notre histoire. Le transhumanisme par exemple, nous pouvons l’expliquer à travers ces transitions.

Vous avez sorti un EP “Céleste” en début d’année, franchirez-vous le pas de sortir un album ?

Effectivement. Nous avons l’objectif de sortir un premier album à la fin de cette année. Nous avons déjà en stock quelques morceaux.

Céline Dehédin

Le 17/06/2023 au Monster’s Art – Fréjus (83).

facebook.com/lesprojetsdathena

Photo : Alain Delange

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