CACHEMIRE

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Zoom Cachemire

Après avoir dépoussiéré le rock français dans leur premier album “Photochope-moi”, ils ont réitéré avec “Qui est la punk ?” en 2018. A quelques mois de la sortie de leur troisième opus, nous avons rencontré l’électrisant Freddy, chanteur du groupe.

De retour sur scène, après plus d’un an et demi d’absence, aujourd’hui comment tu vois tout ça ?

On a eu quelques dates cet été mais la reprise est timide. Le festival 666, a été le premier grand festival de la saison.

Cette période bizarre, vous l’avez vécu comment chez Cachemire ? 

Tout s’est arrêté brusquement alors que nous étions en pleine tournée avec Manu des Dolly et les Toybloïds. Quand le Premier ministre a annoncé que les rassemblements de moins de 100 personnes étaient interdits, nous étions en pleine tournée à Villeurbanne et devions jouer le soir même. Du coup, ça nous a un peu coupé les ailes. Finalement ça nous a permis de peaufiner l’album. De toute façon, toute la profession était dans le même cas. On relativise beaucoup. Je préfère avoir 5 ans de retard sur un album et ne pas vivre en Afghanistan, si tu vois ce que je veux dire ! On a la chance de vivre dans un pays libre donc profitons-en ! On s’est payé un confinement, oui ça a été dur, il y a eu des morts, ça a été compliqué et pensons à eux. Nous, on ne fait que de la musique ! On n’est pas dans les hôpitaux et on n’est surtout pas malades, on ne va donc pas se mettre à pleurer à cause d’un retard d’album. Nous sommes tous en bonne santé, nos familles vont bien et on a profité de cette période pour faire encore plus de musique ensemble. La vie est belle, réjouissons-nous !

Cette période a-t-elle été propice à développer des projets parallèles ?

Forcément il y a eu des doutes et on occupe le temps avec autre chose. La question « est-ce qu’on doit continuer ?» s’est posée effectivement. Car à ce moment-là, la culture n’était plus une priorité, et puis se posait la question aussi du public qui allait revenir… Est-ce que le Gouvernement va toujours subventionner les salles ? Est-ce que l’on continue à lâcher de l’énergie et de l’argent pour le 3ème album ? Certaines personnes ont radicalement changé de travail. A un moment peut-être que la société s’est voulu plus écologique mais finalement rien n’a changé ! Notre esprit familial nous a permis de rester soudés face à tout ça !

Le nouvel album était prévu pour 2021, vous en êtes où ?

La date de sortie est encore secrète, mais ça sera pour 2022. Tout est prêt de notre côté. Mais, avec la crise sanitaire et le confinement, tout a été décalé d’un an et demi à deux ans, la sortie du disque comme les dates de tournée. Nous avons encore quelques dates à faire d’ici la fin de l’année, pour défendre « qui est la punk ? » sur scène. Promis, le nouvel album va arriver très vite !

Vous êtes retourné à Bruxelles pour ce futur troisième album mais pas au studio ICP ?

Effectivement, nous sommes allés au studio Rick n’roll chez Charles De Schutter, comme le deuxième album, quasiment en même temps que No One is Innocent et dans le même studio.

Est-ce qu’on y retrouvera la reprise de « Alors on danse » ?

Il y a peu de chance, car nous aimons surtout faire de la compo. « La nuit je mens » n’était pas non plus dans le deuxième album. Pour nous, un album n’est fait que de compos. Cette cover dont tu parles, c’était pour montrer que Cachemire était toujours bel et bien là ! On a juste voulu s’éclater le temps d’un morceau.

D’autres covers à venir ?

Clairement, non ! Peut-être plus tard, mais là, nous allons avoir un nouvel album à défendre !

Il y a eu aussi des bonnes nouvelles avec votre signature chez le label At Home, qu’est-ce que cela à changer ?

On attend de voir les retours au moment de la sortie du 3ème album. Nous serons distribués par Sony. Nous avons deux belles équipes, pour nous accompagner maintenant, avec Rage Tour.

Le groupe Darcy aussi vient de signer, à quand la rencontre ?

Il nous tarde bien sûr, et pourquoi pas une collaboration.

A travers le livre « la France est toujours rock » de P. Pacaly, nous avons pu en apprendre un petit peu plus sur toi et sur Cachemire, tu me racontes comment ça s’est passé ?

Ça c’est fait pendant le confinement, nous avons passé un petit moment au téléphone avec Pascal. C’était un peu compliqué, parce qu’il fallait lui parler de l’histoire du groupe, j’avais oublié tout ce qui s’était passé. Après avoir discuté avec lui, je me suis rendu compte qu’on a fait du chemin. Ça s’est passé simplement et c’était cool. On a peut-être une part de mystère dans le groupe, mais elle est involontaire. J’ai toujours fait de la musique avec Seb, il est le bassiste initial de Cachemire. Et c’est une vraie histoire de potes. Pour le reste de mon parcours musical,  les autres expériences, ça part de délires de collégiens et de lycéens pour faire les cons.

Quel genre de lien entretiens-tu avec les fans ?

Nous avons des gens qui nous suivent et c’est pour eux que nous avons fait la dernière cover, pour montrer qu’on existait toujours. Je n’aime pas le mot fans, car ça me fait penser aux époques yéyé et avec Cachemire, nous ne sommes pas dans ce délire. La meilleure façon d’aimer notre public, c’est de tout donner sur scène à chaque concert ! Nous aimons partager avec tout le monde car la musique sert à rendre heureux, nous inclus !

Céline Dehédin & Valérie Loy

www.cachemiremusic.fr

 

 

 

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