BUKOWSKI

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Groupe rock formé en 2007 à Paris, Bukowski est né de la passion commune des membres issus de Wünjo et Kwamis, avec une évolution marquée par l’arrivée de nouveaux musiciens. Son septième album « Cold Lava » reflète un travail collectif, une écriture plus mature, et une volonté de rester fidèle à ses racines tout en abordant des thèmes sociaux avec sensibilité et intensité.​

Bukowski est né en 2007 suite à la dissolution de deux groupes, est ce que l’envie de remonter un nouveau groupe a été immédiate ?

Nous nous sommes dit qu’il fallait profiter de mélanger des musiciens des deux groupes. De plus, à la base nous voulions monter un power trio, donc ça s’est enchaîné immédiatement.

C’est votre septième album, est ce que c’est comme le cap des sept ans de mariage ? Est ce un album charnière ?

Complètement, nous avons travaillé en totale démocratie sur cet album et c’est une première. Alors oui nous pouvons dire que c’est un album charnière.

Pour retracer votre discographie, je vais énoncer vos différents albums et je te laisse me dire en quelques mots ou une anecdote sur chacun d’eux. Pour commencer, en 2009 nous avons “Amazing Grace”.

Le pavé dans la marre. Un succès immédiat qui nous a fait grimper. Nous ne nous y attendions pas du tout. C’est forcément un très bon souvenir.

2011, c’est “The Midnight Son”.

Celui-ci est un peu une consécration. Grâce à ce deuxième album, nous avons notamment pu faire une tournée en Argentine.

“Hazardous Créatures” (2013), challenge difficile après le gros succès de l’album précédent ?

C’est un peu ça, mais c’est surtout l’arrivée de Fred Duquesne de Mass Hysteria aux manettes. Il est devenu guitariste du groupe, donc un changement de cap. Il est venu avec ses idées, ce qui a également apporté un changement de style.

En 2015, il y a “On the Rocks”.

C’est un souvenir génial parce que c’est une signature au Japon. D’ailleurs, anecdote qui est assez rare à trouver, moi qui chante en japonais.

“Strangers” (2018), peut être parce que vous vous êtes senti étrangers au Japon ? 

Il y avait un peu de ça, mais pas seulement. C’est se sentir étrangers dans le monde actuel également. Puis il y a le retour de Francis Caste aux manettes. Nous étions vraiment contents de le retrouver aussi.

Ensuite, chose rare, votre album de 2022 se nomme “Bukowski”. Il s’agit donc d’un titre éponyme, tandis que que souvent les artistes le font pour leur premier album. Est ce que cela marque une volonté d’un renouveau ?

Effectivement. Malheureusement, il y a eu le décès de Julien (Dottel, bassiste), donc nous avons préféré ne pas mettre de nom à cet album. C’était un peu un hommage et nous l’avons mis sur la pochette de l’album.

Nous arrivons à 2025 et “Cold Lava”, en quoi cet album est différent ? Est ce justement la façon de travailler comme tu me le disais tout à l’heure ? Ou le composition et la construction des titres avec le nouveau bassiste ? 

Exactement, et avec Max qui a remplacé Julien, étant gaucher également, il a pu récupérer le matos de Julien. Ainsi, il est toujours un peu avec nous sur scène. Il a également pris son rôle au niveau de l’écriture des textes. Nous avons vraiment prit notre temps sur cet album et je trouve que le résultat s’en ressent.

Oui et c’est également le retour de Francis Caste aux manettes, qui était là à vos débuts. Il est sûrement celui qui vous connaît le mieux. 

Totalement. Nous voulions retrouver le son de Bukowski des débuts. Il s’est investi la dessus à fond. Nous étions tous d’accord et nous allions dans la même direction. Cet enregistrement était vraiment un bonheur. 

A l’écoute de votre discographie, je trouve que votre son s’est endurci tout en restant mélodique. Est ce compliqué de garder cet équilibre, rester métal tout en restant accessible aux plus grand nombre ?

Nous tentons de rester entre deux eaux. Nous aimons beaucoup avoir des mélodies rock tout en se servant de notre culture métal. Effectivement notre son se durcit mais sans que nous y pensions. Nous n’avons pas eu de réflexion à ce sujet.

Quel est le fil rouge dans les sujets abordés dans cet album ? 

Comme pour les albums précédents, c’est souvent des faits de sociétés, des constats. Nous ne sommes pas dans la création d’histoires comme d’autres savent très bien le faire.

Il y a dans cet album une superbe collaboration avec Reuno de Lofofora sur le titre « Communication in silence », en deux prises sa voix était dans la boîte. 

Oui, c’était vraiment rapide. Toutefois, ce qui est génial c’est que Francis avait déjà mixé Lofofora mais il n’avait jamais reçu Reuno dans ses locaux, donc il était aux anges de le voir brailler dans sa cabine voix. Et en deux prises tout était calé donc nous avons profité du reste de la journée pour apprendre à mieux nous connaître. Nous nous connaissions sans vraiment nous connaître.

Deux clips sont déjà sortis, dont « Criminals » sur les violences conjugales (rappel du numéro court 3919 si vous êtes témoins de violences conjugales). Etait ce un sujet difficile à aborder et un clip difficile à faire ?

Ce n’est pas évident de le faire sans passer pour des démagos, ce que nous ne sommes pas. Nous avons une amie proche qui a vécu ça dernièrement et d’une manière vraiment sale. Nous voulions aussi lui rendre hommage par ce biais là, à elle et à toutes les autres.

Une pochette entre le noir et blanc et le sépia, sur un volcan qui ne devrait pas tarder à entrer en éruption, c’est aussi votre façon d’imager un constat sociétal ? 

C’est tout à fait ça. Il y a pas mal de métaphores dans cet album, même sur la pochette. Tu as vu juste.

Une tournée qui s’annonce j’imagine, des festivals ?

Le gros de la tournée va arriver. Nous avons pas mal de dates en train de se booker mais rien de précis dans l’immédiat.

Je vais te laisser le mot de la fin, un sujet que je n’ai pas abordé, ou un message pour les fans et futurs fans de Bukowski ?

Soyez de plus en plus nombreux ! Et merci à vous de faire ça, car c’est grâce à des médias comme vous que nous pouvons nous exprimer, et nous vous en remercions grandement.

Franck Inizan

facebook.com/Bukowskitheband

📸 Bukowski par François Duffour.

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