BRYAN’S MAGIC TEARS

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Zoom Bryan's Magic Tears

Dans leur dernier album “Vacuum Sealed”, Bryan’s Magic Tears délivre un condensé shoegaze-noise-garage alambiqué qui mêle habilement panache et inventivité. Rencontre avec Benjamin Dupont, chanteur et leader du groupe.

Quel est l’origine du nom du groupe ? Est-ce vraiment une référence lysergique ? ou Le Cycéon D’eleusis ? Le soma vadique ?

Non c’est vraiment ça l’origine du groupe mais aussi un manque d’inspiration quand il a fallu trouver un nom, on l’a fait facile, une référence à la drogue, ça marche toujours pour un groupe psyché. 

En écoutant votre précédent album, “4 AM”, et votre nouvel opus, on sent une inspiration exponentielle, est-ce un travail de composition collective ?

En fait ça devait partir comme ça. Le titre d’introduction « Greetings From Space Boys », on l’a composé tous ensemble. Et puis à cause de la pandémie, j’ai composé en studio l’ensemble des titres. Lauriane, la bassiste qui chante aussi super bien, a composé « Excuses ». C’est un album personnel mais il y a eu aussi une ouverture et une collaboration à plusieurs.

“Vacuum Sealed” bénéficie d’une promotion élogieuse amplement justifiée, quels sont les thèmes abordés dans la plupart de vos compositions ?

Il y a un peu de tout. Il est question de mélancolie, de dépression qui se chevauchent avec des moments d’euphorie, un peu ce qu’on vit tout le temps.

Un peu comme une fête triste ?

Oui voilà c’est ça. Il y a un peu une envie de faire danser, l’album est un peu plus rythmé avec des thèmes abordés un peu sombres, à la manière du Velvet Underground, à traiter des sujets comme l’addiction. Il y a une volonté d’univers multiples, ce n’est pas uniquement tout droit. On a essayé de faire un escalier émotionnel qui monte et qui descend pour attraper l’auditeur jusqu’au bout.

Comment procédez-vous pour les sessions d’enregistrement ? Vous enregistrez la nuit ?

Oui, c’est ça le truc avec mon ingé son. On a fait l’album tous les deux. Il avait un super plan pour un studio sur Paris avec des créneaux uniquement de nuit, on se faufilait en catimini à partir de 23 heures jusqu’au matin, ça s’est fait comme ça au rythme des boulangers ! De toute façon, nous on est plus des nocturnes que des diurnes, je préfère le préciser. Les compos du disque sont en effet faites pour le soir.

Sur scène, vous basez-vous sur une set-list particulière ? Favorisez-vous plutôt les dernières compositions ? Des reprises que vous chérissez ?

Pour les prochains concerts, on est focus sur le dernier disque. À un moment donné c’était un exercice qu’on aimait bien faire, mais on est vraiment mobilisés sur notre dernier album qui est plus précis que le précédent. On vient juste de sortir de résidence et on a vraiment pas le temps de penser à autre chose.

La release party de votre dernier disque est prévue le 07 Décembre à la Maroquinerie (Paris). Qui partagera la scène avec vous ce soir-là ?

Ce sera Lucas Lecacheur, qui joue dans Bad Pelicans, un groupe de punk, il ouvrira en solo show un peu performance, un peu barré avec des ambiances, ça va être super cool !

Il y a un côté très « DIY » dans vos deux disques, est-ce que vous êtes adepte du bricolage sonore ?

Complètement, je l’étais auparavant mais avec ce disque on étaient dans un gros studio, c’était l’occasion d’aller au delà du Lofi. I y a toujours un côté comme ça, mais on avait envie d’aller plus loin dans le travail du son, et pour moi ça passait par sortir de ce cadre limité du do it yourself.

“Vaccum Sealed” c’est un condensé de plusieurs influences que vous avez aspirés ou plutôt une référence à un univers plus personnel ?

Le titre se réfère au moment du mix de l’album, du fait qu’on soit tout le temps enfermés en studio, l’impression d’être scellé sous vide comme un bon vieux bout de steak (rires).

Quels sont les groupes avec lesquels tu as fait tes premières gammes ?

il y a un groupe qui s’appelait Crystal palace dont j’étais le batteur, ensuite Dame Blanche, du garage noise, ça fait 10 ans que je fais de la musique ! 

Quelle influence un peu gênante pourrais-tu nous révéler ?

J’ai plein de péchés mignons un peu honteux. On va dire les trucs la variété anglaise des années 80. 

Votre dernier album a cette homogénéité particulière qui fait que chaque titre est indissociable du précédent, préconisez vous d’écouter vacuum sealed dans des conditions particulières ?

C’est ce que t’as l’air d’avoir fait et c’est ce que je préconise. Écouter l’album en entier, casque et gros canapé Togo, tu te poses dessus et son bien fort et c’est parti ! 

“Vaccum Sealed” se termine sur un titre de 9 minutes, “Superlava”, c’est un titre sur scène qui pourrait durer encore plus longtemps pour prolonger le plaisir ? 

Au risque de te décevoir, on ne le jouera pas pour le moment sur scène. C’est plus un morceau studio et on s’est moins concentré sur ce titre pour le reproduire en live. Si jamais on le joue, on veut garder la même durée pour que le titre garde son essence.

Vous êtes déjà sur un prochain projet d’album ?

Je bosse sur un projet solo, j’en dis pas plus pour le moment !

Comment s’est fait le contact avec born bad ?

Quand t’es dans le milieu indé à Paris, t’es vite amené à croiser pleins de gens si tu fais le taff. Ça s’est fait naturellement, notre label précédent était un tremplin. Ça a changé pas mal de choses et Born Bad nous a apporté beaucoup de soutien, d’accompagnement. On apprécie beaucoup cet apport d’idées. 

Franck Irle

 

 

 

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