PRINTEMPS DES ARTS DE MONTE-CARLO : AMAZING KEYSTONE BIG BAND

0
29

Le 31/03/2024 à l’auditorium Rainier III – Monaco (98).

Depuis plusieurs années, le Printemps des Arts de Monte-Carlo fait une place au jazz dans sa programmation. Pour cette 40e édition, c’est The Amazing Keystone Big band qui est de la fête. En début d’après-midi, il propose pour les familles, leur version du Carnaval des Animaux de Camille Saint-Saëns puis en début de soirée, The Atomic Mr. Basie, un hommage au pianiste chef d’orchestre, à travers son fameux album de 1958. La quasi-totalité des arrangements est signée par le compagnon de route de Basie, Monsieur Neal Hefti. Dix-sept musiciens sur la scène. Maxime Sanchez au piano qui, après quelques mesures cuivrées, lance la machine à swing. « The kid from Red Bank » nous met immédiatement dans l’ambiance. Énergie, dynamisme, pulsation, l’éclat des trompettes, la puissance des trombones, la symphonie des saxophones. Ça balance terrible dans l’auditorium Rainier III, plus habitué aux ensembles classiques.

David Enhco, trompettiste mais aussi l’un des directeurs artistiques, prend le micro entre les morceaux pour nous présenter les thèmes qu’ils vont ou qu’ils viennent de jouer. Il nomme aussi les solistes qui se relayent Remy Flambard au trombone, Adrien Sanchez, Ghyslain Regard aux trombones. Ou encore, la section rythmique qui s’offre quelques chorus: Thibault François à la guitare, Romain Sarron à la batterie, Maxime Sanchez au piano, Patrick Maradan à la contrebasse. Il déroule une grande partie de l’album passant de « Teddy the Toad » à « Magic flea » en passant par « Flight of the Foo Birds » (dédie à Charlie « Bird ») ou bien encore l’émouvant « Lil’ Darlin »’ et sa trompette bouchée qui pleure doucement. La fin arrive trop vite hélas, les musiciens saluent mais ne sortent pas, ils se rassoient pour un rappel. « Cute » que le leader dédie, avec une certaine malice, à l’ensemble du big band dont les musiciens sont, dit-il, les plus mignons (cute en anglais).         

Doucement la salle se vide mais pour paraphraser Sacha Guitry, « le silence après du Basie est encore du Basie ».

Jacques Lerognon

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici