Festival Manca : PROXIMA CENTAURI

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Le 09/12/2022 au Musée Marc Chagall – Nice (06).

Pour ce dernier concert de la saison et, probablement, dernier concert MANCA, tout court, le CIRM a convié au Musée Chagall l’ensemble de musique contemporaine Proxima Centauri dans un programme intitulé « Une Clairière quand même ». L’occasion d’interroger le dialogue entre instruments, voix et électronique. Une saxophoniste, une pianiste, une chanteuse, un percussionniste, un flutiste et derrière ses écrans, Christophe Havel, compositeur et réalisateur en informatique musicale. Tous supervisé et mis en ondes par Camille Giuglaris, l’ingénieur du son du CIRM. Six pièces d’une dizaine de minutes chacune dont la première, « Ouverture. Une clairière » une composition de Núria Gimenez-Comas est une création et commande spéciale pour ce festival. Saxophone (Marie-Bernadette Charrier) et flûte (Sylvain Millepied) tentent de tisser une mélodie alors que le piano (Hilomi Sakaguchi) rejoint les percussions (Benoit Poly), deux speakers font entendre leurs voix auxquelles fait écho le chant de Muriel Ferraro. Sur six enceintes reparties dans la salle des sons électro-acoustiques viennent parachever le dispositif. Difficile de donner des impressions car c’est une musique que chacun ressent à sa façon. C’est aussi le cas de la composition qui suit (et des autres d’ailleurs). Christophe Havel signe cette pièce, « Pli d’Eden » pour percussions et saxophones (baryton et soprano alternativement). Bien que très écrite comme il se doit, ce thème n’aurait certainement pas déplu à Albert Ayler ou Ornette Coleman, deux apôtres du free jazz.  Il en sera de même pour « Coliseum » de Pierre Jodlowski qui clôt le concert, flûte et piano retrouvent sax, marimba, grosse caisse and co, tous filtrés par des dispositifs électroniques pilotés depuis la console à l’arrière. Un entrelacs de sons, de percussions qui laissent le spectateur un brin pantois mais dans un véritable enchantement.

Il ne reste plus qu’à souhaiter qu’une bonne fée (ou un élu) se penche sur le sort du CIRM afin que perdurent leurs festival et actions pédagogiques.
La ville de Nice ne saurait se passer d’un tel outil d’ouverture d’esprit et de perception de la musique.

Jacques Lerognon

https://proximacentauri.fr/

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