Révélée au grand public par ses vidéos sur YouTube, Lola Dubini s’est imposée comme une artiste complète, mêlant avec justesse humour, chant et émotion. Entre écrans et scènes, elle tisse un lien sincère avec son public : rencontre avec une artiste aussi lumineuse qu’authentique, en pleine tournée de son spectacle « Prélude ».
Tout d’abord, peux-tu te présenter, toi et ton parcours pour nos lecteurs ?
Bien sûr, je m’appelle Lola Dubini, je suis chanteuse, humoriste et comédienne. Les gens me connaissent peut-être un peu plus comme comédienne parce que j’ai fait des choses un peu plus notables et visibles à la télé. J’étais pendant 4 ans dans « Léo Mattéï » à côté de Jean-Luc Reichmann. Je suis dans « Demain nous appartient » en ce moment. J’ai surtout commencé sur YouTube, ce premier réseau social, à son âge d’or de où on était tous très connectés à faire des vidéos. J’ai commencé à parler de musique et à chanter. J’ai sorti mon premier album en 2021 et j’ai eu un premier spectacle qui s’appelait « C’est pas que de la musique » où je chantais et faisais des blagues en même temps.
Avant de t’imposer comme artiste, tu as d’abord été remarquée sur Internet. Je me souviens de tes apparitions sur YouTube, c’est là que je t’ai découverte. Que gardes-tu de cette première exposition au public ?
Sincèrement, ce sont les plus beaux moments de ma vie. On découvrait tout, les gens faisaient partie de notre quotidien. C’était l’un des plus jolis moments que j’ai pu vivre. J’ai pu voyager à l’étranger, faire plein de choses incroyables grâce à internet et surtout rencontrer un public fidèle qui m’apporte énormément de soutien, presque comme des proches, devenu une part de ma famille. Beaucoup de mes abonnés viennent me voir, certains me connaissent depuis les débuts de ma chaîne. C’est vraiment des gens que j’aime beaucoup.
Tu as un parcours très éclectique, le chant, l’humour, le cinéma, les émissions télés, que ne sais-tu pas faire haha. Comment gères-tu l’équilibre entre ces domaines d’activités ? Y a t-il quelque chose que tu aimes faire plus que d’autres ?
Ce que je ne sais pas faire ? Beaucoup de choses, notamment je ne sais pas dessiner. (rires) Hier, on m’a demandé de dessiner un bébé zèbre car j’en parle dans mon spectacle. Je l’ai fait et c’était affreux. Je sais cuisiner, mais sans plus. Ce que je préfère faire ? C’est une question qu’on me pose souvent et je ne sais jamais trop répondre. Ce que j’aime, c’est les gens. J’ai un contact différent avec les gens selon ce que je fais. Quand je suis devant une caméra, le public me manque. Quand je suis devant le public, le rapport à la caméra et aux équipes de tournage me manque. Ce que je préfère, c’est faire mon art en général, c’est la comédie. J’aime être avec des gens et j’aime chanter aussi. C’est un peu frustrant de ne pas toutes les faire quand je peux.
Dans l’ensemble donc, ce que tu aimes le plus, c’est le partage au-delà des activités elles-mêmes.
Exactement, je vois le ratio de ce qui me rapporte le plus en partage. J’ai été deux jours sur « Demain nous appartient » et j’étais pressée de monter sur scène pour voir les gens. Ce sont mes journées préférées, faire un peu de caméra puis un peu de scène, c’est cool.
Tu es actuellement en tournée « Prélude », peux-tu nous en dire un peu plus sur la genèse de ce spectacle, à quoi le public doit-il s’attendre ?
Le spectacle, je l’ai créé en deux ans. Pendant ces deux ans, j’ai fait un burnout. J’étais vraiment très fatiguée, j’avais accepté beaucoup dans le travail et la balance travail-vie personnelle n’était pas bonne. J’ai cassé ma théière, juste avant mes 30 ans, vers mes 28 ans. Je suis partie à New York pour aller mieux, mais j’ai découvert que c’était pire que ce que je pensais. J’ai mis deux ans à me reconstruire vraiment. Pendant ce spectacle, je raconte d’où je viens, comment j’ai cassé ma théière et comment je la recolle. Tout ça est entrecoupé de mes chansons avec de l’humour, pour que le sujet ne soit pas trop lourd. C’est une balade entre rire et chansons.
En juin 2025 tu as révélé un nouveau single « Fantômes », un titre qui fait écho à la nouvelle génération qui est en permanence accro à leur smartphone, peux-tu nous en dire plus ?
Oui, c’est un titre né d’une observation sur les sites de rencontre. Je me suis inscrite pour la première fois pendant trois mois. J’ai remarqué que c’est surtout pour l’ego, c’est la pire chose et pas terrible pour les relations humaines. On se rend compte qu’on peut se faire ghoster très rapidement. Un “ça va” sur les réseaux n’a pas le même poids que dans la vraie vie. Je voulais en faire une chanson.
Quels sont les artistes qui t’inspirent et nourrissent ta créativité et pourquoi ?
Je suis une fan inconditionnelle de Muriel Robin et Valérie Lemercier. Je suis très inspirée par Christelle Chollet qui mêle musique et chansons. J’aime aussi les parcours comme celui d’Anne Roumanoff. En chanson, j’aime Céline Dion, Jessie J. Ces références nourrissent l’art que je veux transmettre sur scène. Je trouve qu’elles ont une forme de génie qui me fascine.
Enfin, que souhaites-tu que le public retienne en sortant de ton show, au-delà du rire et de la musique ?
Aller bien, ce n’est pas qu’une question de volonté comme on dit souvent, mais de temps et d’entourage. Je veux que les gens ressortent en se disant qu’ils ont passé une heure et demie avec une copine.
Clara De Smet
Le 03/10/2025 à la Comédie d’Aix – Aix-en-Provence (13), le 04/10/2025 au Théâtre Le Colbert – Toulon (83), les 05 et 06/12/2025 à L’Art Dû – Marseille (13) et le 19/12/2025 au Théâtre de la Cité – Nice (06).
📸 Lola Dubini par Julie Michelet.










