GAVINY

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Le trio Arthur Rêvé, Antoine Solmiac autrefois élément du Outside Duo et Jean Urien, que forme le groupe Gaviny créé en 2019, s’est fait remarquer sur le devant de la scène par son originalité. Tous originaires de la Bretagne précisément de Brest, Quimper et Morlaix, ils sont très attachés à leur identité. Entre pop et folk celtique, Gaviny s’est frayé petit à petit une place sur le paysage musical breton avec son nouvel album intitulé « Vent de l’ouest ».

Parlez-nous de vos différents parcours dans la musique ? Depuis quand êtes-vous dans ce milieu ? 

Gaviny est composé de trois membres : Antoine au violon, Arthur à la guitare, et Jean à la batterie. La musique a toujours fait partie intégrante de notre vie. Nous avons commencé tous les trois depuis notre enfance, vers l’âge de 6 ans et 7 ans.   

Votre groupe s’appelle Gaviny, pourquoi avez-vous choisi de le nommer ainsi ?  Quelle est l’histoire qui se cache derrière ce nom ?  

Gaviny est un lieu-dit en Bretagne où nous nous sommes retrouvés au lancement du projet pour composer quelques titres et travailler le répertoire. Le lieu s’appelle précisément Kergaviny. Ker signifie maison en breton, ce qui veut dire « maison Gaviny ». C’est pourquoi ensemble, nous avons décidé de garder seulement «  Gaviny » pour d’un côté nous rappeler de ce moment, et de l’autre parce qu’il fallait trouver un nom de groupe, ce qui n’est pas toujours facile.     

Quel est votre style musical ? 

Nous sommes influencés par plusieurs styles de musique dont la musique celtique, et la musique actuelle. Ce sont des couleurs et des textures que nous essayons d’incorporer dans nos productions, et dans nos enregistrements studio. Notre volonté c’est d’essayer de garder cet héritage celtique, tout en ayant un son moderne et de l’époque. Nous avons voulu faire des mélodies à l’anglo-saxonne et des refrains avec beaucoup de longues notes. Par exemple, dans la pop française, il y a la contrainte de l’écriture en français. Il faut souvent mettre beaucoup de mots pour avoir un sens, alors que sur le modèle anglo-saxon, nous pouvons utiliser moins de mots pour avoir un sens. C’est dans ce cadre que nous avons décidé d’adopter les mélodies anglaises avec peu de mots, de longues notes pour avoir des refrains assez aériens. C’est quelque chose que nous aimons faire tout en allant des fois chercher des influences belges. 

Le 17 juin dernier vous avez sorti officiellement votre premier album intitulé « Vent de l’ouest », pouvez-vous nous en dire plus sur celui-ci ? 

« Vent de l’ouest » parle d’un côté de voyage et d’amour, et de l’autre, de la Bretagne. Toutefois, ce n’est pas le centre de l’album, et musicalement parlant c’est quelque chose de très marqué didactique.  

Où avez-vous puisé de  l’inspiration pour enregistrer ce nouvel album ?   

Il traite de beaucoup de sujets comme le voyage,  les aventures humaines et la rencontre avec des professionnels du milieu. 

Votre chanson intitulée « Ta maison » enregistre plus de 160.000 vues sur votre chaine YouTube officielle, quelles ont été vos réactions ? Est-ce que vous vous attendiez à ce que le clip rencontre un tel succès ?   

Parmi toutes les chansons que nous avons composées, « Ta maison » était l’un des plus forts et le plus intéressant en cette période de sortie de la Covid-19. Et clairement, nous ne pouvions pas savoir comment le public allait accueillir le tube. Voir tout cet engouement autour du clip fait forcément plaisir, et surtout le nombre de vues qui est important pour nous. 

Quels sont les messages que vous voulez véhiculer à travers vos chansons ? 

Par exemple le titre « Ta maison » met l’accent sur la résilience, une incitation au voyage, mais aussi la curiosité. Toutefois, ce n’est pas non plus un album engagé, c’est d’abord un album qui est là pour apaiser et parfois émouvoir avec des chansons et des ballades un petit peu tranquille.

Que vous inspirent vos origines bretonnes ? Elles ressortent dans certaines de vos chansons comme « Des Violons Des Voiles », est-ce une façon de célébrer votre identité et de montrer la beauté de votre région ?

Oui ! Nous pouvons dire cela, parce qu’en tant que bretons nous sommes forcément influencés. La Bretagne n’est pas neutre musicalement dans le sens où nous avons la chance de baigner dans une région où il y a plus de concerts, après l’Ile de France. C’est pourquoi, il y a un environnement très culturel autour d’eux. Et parmi cette multitude, il y en a un grand nombre avec la touche celtique, surtout l’été. Il est très difficile de sortir à cette période en Bretagne sans tomber sur ce genre de concerts. Toutefois, nous voulions faire des chansons pop folk mais forcément, il y avait cette touche celtique dans nos compositions. Ceci va se manifester par le violon où il y a des thèmes précis, et aussi par la guitare, où il y a un accordage spécifique appelé « Dadgad » qui est le nom en anglais. Ça donne directement  une couleur particulière qui n’est pas que celtique, mais plutôt une couleur un peu world.

Qu’envisagez-vous de faire dans le futur ? quels sont vos différents projets ?

Notre but c’est de jouer beaucoup de chansons, de les faire vivre, de les faire connaître au plus grand nombre de personnes. Bien sûr, nous nous projetons dans le futur, mais pour l’instant, nous sommes plus concentrés sur l’album « Vent de l’ouest » que nous avons attendu avec impatience. Nous sommes en pleine tournée d’été, c’est l’occasion de le défendre, et surtout de retrouver la scène après la vague du Covid-19. Enfin, cet album a été produit par l’ex producteur d’ Abd Al Malik, nous profitons de cette expérience dans le métier pour essayer d’évoluer de la meilleure manière possible.

Housseynatou Diallo

www.facebook.com/gavinyofficiel

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