FALLEN LILLIES

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Les Fallen Lillies sont un groupe de 4 jeunes femmes rock, issues de la région Franche-Comté. Des riots girls, qui ne rentrent pas dans le moule de la femme qui attend qu’un prince vienne la chercher. Ces filles-là ont pris le pouvoir et la scène depuis longtemps, à grand coup de disto dans ta face et de cris du cœur. Influencées par leurs illustres consœurs : Joan Jett, Crucified Barbara ou Maid of Ace, nous avons pu les rencontrer avant un concert au Stereolux. Attention ça envoie du lourd !

Petite présentation du groupe pour ceux qui ne vous connaissent pas…

Il y a Ludivine qui fait de la basse, Marine à la batterie, Laura à la guitare et Hélène au chant et à la guitare.

Moyenne d’âge dans le groupe entre 28 et 30 ans.

Vous êtes une bande de copines mais, avez-vous commencé la musique toute ensemble ?

Oui plus ou moins. Certaines ont une formation classique comme Marine qui sait lire une partition. Nous avons appris à faire du rock ensemble, mais nous venons toutes d’horizon différents. Hélène, Laura et Ludivine étaient au collège ensemble. Laura et Marine étaient au lycée ensemble. Le groupe s’est formé autour de nos 21 ans.

Vous avez toutes les mêmes influences musicales ?

Nous écoutons toutes du rock même si nous avons des goûts différents. Ludivine a aussi eu sa période reggae.

Vous avez sorti votre album « No Master for Lily » en 2021, parlez-nous du travail de création avec Charles De Schutter ?

Alias le tireur (rires). Le groupe est formé depuis 2013, mais ce premier album a mis longtemps à sortir. Nous avons commencé par sortir deux EP, et au fur et à mesure des années, nous avons travaillé sur ce que nous voulions, comme son et comme style. Ces derniers ont bien évolué entre les EP et le premier album. Nous savions ce que nous voulions comme qualité de production aussi. Derrière notre date au Hellfest, nous voulions présenter quelque chose qui était le reflet de notre musique.

La pochette de l’album est clairement féministe, qui l’a réalisé ?

Déjà c’est un homme qui l’a dessiné, Jean-Luc Navette, qui est illustrateur. Nous ne lui avons donné aucune indication. Il nous a simplement demandé quelles étaient nos valeurs ? C’est un dessin fait au fusain. Il y a un côté affiche de propagande des années 50, qui prône l’idéologie de la femme au foyer heureuse, mais en version sanglante et rebelle (la femme présente sur un plateau en argent, la tête décapitée de son mari, avec un grand sourire).

Je rebondis sur le Hellfest, quel souvenir en gardez-vous ?

Plutôt une anecdote pour Marine, qui avait deux énormes chronomètres de chaque côté de la scène, qui faisaient défiler le temps, car le passage est limité à 30 minutes pile ! C’était un challenge un peu stressant, rajouté à cela les 5000 personnes en face de toi ! Il y avait aussi une caméraman, qui filmait de très près pour diffuser la prestation sur les écrans géants. L’adrénaline y était très stimulante !

Comment le confinement a impacté votre vie de femme ?

Ludivine était à Madrid à l’époque. Être seule dans les rues, c’était un peu flippant quand même. Dans nos vies de musiciennes ça a eu forcément un impact important, car on ne pouvait plus se voir. Ludivine était bloquée en Espagne, on ne pouvait pas répéter, il était difficile de garder une certaine actualité de groupe vis-à-vis du public. Même en appartement, tu ne pouvais pas sortir la guitare et pousser le son. Nous n’avons pas encore un statut d’intermittents et donc on ne pouvait même pas avoir des attestations pour aller répéter. Ça a été une période assez compliquée.

Vous avez sorti un titre « Feminicid-19 », pour dénoncer les violences faites aux femmes pendant cette période. Etes-vous engagé au sein d’association féministe ?

Cette chanson est avant tout un engagement personnel avant d’être militant. Ludivine qui est interprète, a pu traduire un texte au sein de l’association « femmes sourdes citoyennes et solidaires (FSCS) », qui est située sur Paris, à la maison des femmes. Laura dans le cadre de son travail, a travaillé avec un artiste qui a fait une chanson sur ce thème, et ça a été relié à l’UNFF (Union National des Familles de Féminicides). Les fonds récoltés sont reversés à l’association. Nous estimons essayer d’alerter à notre petit niveau.

Votre nom « Fallen Lillies », est-il un clin d’œil à la légende de Lilith (la première femme de la création, qui s’est rebellée contre Adam et qui était son égal en tout point) ?

Nous ne connaissions pas cette légende mais, le rapprochement nous convient très bien ! C’est un pur hasard, mais cela colle encore plus aux valeurs du groupe. La véritable signification vient de « Lilly of the Valley », en littérature anglo-saxonne, qui est la femme au foyer parfaite, bonne à marier et soumise.

Question « à la con » de Valérie, qui est le Lucifer des Fallen Lillies ?

C’est Laura bien sûr, la plus rebelle et la plus métalleuse d’entre nous ! A cause d’une soirée, lors d’une performance piercing, où elle s’était retrouvée accrochée à un des performers.

Céline Dehédin et Valérie Loy

www.facebook.com/fallenlillies

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