DJ VIVA

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DJ Viva est l’une des premières femmes DJ en Arabie Saoudite. Active depuis plus de 4 années, elle est le symbole des changements rapides de la scène électro dans son pays. Elle est la fondatrice du label MYAZU Music, et aujourd’hui elle est la première femme productrice de musique électronique dans le royaume. Avec des performances à tous les grands évènements en Arabie Saoudite, comme le MDL Beast festival, mais aussi à l’international avec les Plages Electroniques à Cannes cette année, elle se fait petit à petit une place importante dans le monde musical. Avec son style allant du techno au deep house, DJ Viva est une étoile montante de la scène électronique en Arabie Saoudite.     

D’où vient le pseudo Dj « Viva » ? 

Mon nom de scène Viva est une ode à la vie ! C’est un rappel, pour moi et pour mon public, de toujours profiter de la vie, peu importe les obstacles. Et la musique est essentielle pour profiter de la vie.   

À quand remonte votre premier contact avec la musique ? Pourquoi avez-vous décidé d’être Dj ? Était-ce une passion pour vous ?  

La musique a toujours fait partie intégrante de ma vie, mais pas de manière aussi importante qu’aujourd’hui. Je m’en suis d’abord éloignée, en raison de mes occupations professionnelles. En 2017, l’industrie musicale a commencé à se développer et à s’ouvrir en Arabie saoudite : c’est alors que j’ai souhaité développer ma carrière dans ce secteur. En 2018, la première édition de la Saudi Season a eu lieu, durant laquelle des artistes internationaux et locaux se sont produits en public dans plusieurs festivals à travers le pays. Cela a abouti à MDLBeast en 2019, notre propre festival de musique, qui a donné au monde un aperçu des changements rapides qui se produisaient dans le pays. 

Comment avez-vous réussi à vous faire une place dans l’univers musical de votre pays, mais aussi à l’international ?  

2 choses me semblent indispensables : il faut se constituer un réseau dans l’industrie musicale locale et internationale, et être actif dans la production musicale. Il est nécessaire de se produire, en public, dès qu’on en a l’occasion, pour progresser et se renouveler.  

Au moment où je m’intéressais de moins en moins aux études, et de plus en plus au domaine de la création, j’ai commencé à assister aux événements musicaux et aux concerts qui commençaient à se produire en Arabie Saoudite, ainsi qu’aux raves et aux fêtes underground locales. J’ai également commencé à être plus active en tant qu’artiste sur les réseaux sociaux, ce qui a constitué un cercle vertueux : les gens ont commencé à s’intéresser à moi, étant l’une des rares femmes DJ à se produire en public. Il y a une communauté de DJ en Arabie Saoudite et nous nous rencontrons régulièrement. Le plus important, à mon avis, c’est de rester actif en tant qu’artiste, en jouant, en produisant et en mettant toujours quelque chose à la disposition des gens pour qu’ils s’engagent et se sentent concernés.   

Qu’est-ce que ça fait d’être l’une des premières femme Dj en Arabie Saoudite ? 

Jusqu’à présent, ces quelques années ont été formidables, et je pense que la situation ne fait que s’améliorer. Vivre à un moment aussi dynamique, où les femmes développent de plus en plus de compétences et sont fortement soutenues dans l’industrie musicale en Arabie saoudite, ne peut être qu’une expérience enrichissante. Je pense que moi-même et d’autres femmes DJ en sont un exemple.  

En tant que DJ, quelles sont vos sources d’inspiration ? 

En ce qui concerne mes inspirations, j’aime les styles musicaux d’Alex Twin, d’Ezequiel Arias, de Paride Manzi, et bien sûr, j’adore les remixes et les productions technos de Deborah DeLucas.  

Par ailleurs, depuis le début de l’année, j’ai commencé à intégrer les arts aériens, plus précisément le cerceau aérien, dans mes performances de DJ, ce qui constitue un spectacle très complet et esthétique, mais aussi très délicat. 

Quel est votre style musical ? 

J’aime jouer tout ce qui est électronique, dans des styles mélodique, progressif, deep house, et techno. Pour mes productions, je fusionne des instruments, comme la guitare espagnole et plus récemment des cordes de Oud.  

Quels sont les différents projets sur lesquels vous avez travaillé ? 

J’ai travaillé sur une grande variété de projets ces dernières années : j’ai mené diverses collaborations avec des artistes, lancé la marque Myazu Music et VivaXZerone. Lors des confinements successifs liés à la pandémie, j’ai créé les concepts Cosmetics et Viva Concepts. Ma marque et ma carrière de DJ évoluaient très bien, puis tout s’est arrêté soudainement ! J’ai donc décidé d’offrir quelque chose d’autre à mes fans pour maintenir une sorte de connexion. Une marque de maquillage était quelque chose que j’avais toujours voulu faire, alors je l’ai lancée et c’était un processus éreintant, avec beaucoup d’échantillons et de tests, pour essayer de trouver le positionnement de ma marque. Finalement, j’ai créé cette marque qui « a la capacité de vous faire passer de la salle de réunion au salon chic ou à la piste de danse animée ». 

J’ai également produit de la musique pour différents labels (EntertainmenTen, Myazu Music, Smash Deep, MdlBeast Records, etc). J’ai eu l’occasion de jouer pour des festivals live en Arabie Saoudite tels que Riyadh Season Parade, The Red Sea Film festival, MdlBeast Soundstorm, et encore bien d’autres. À cette liste je peux désormais ajouter les Plages Électroniques de Cannes ! Cette date restera d’ailleurs gravée dans ma mémoire, puisqu’elle représente ma première performance en Europe. 

Combien de créations avez-vous publié depuis vos débuts ?  

J’ai sorti 5 titres sur le label Myazu Music que j’ai créé pour Myazu Saudi, un EP avec MDLBEAST records, ainsi que 2 collaborations d’artistes. Enfin, j’ai également partagé 5 créations, qui me sont propres.  

Quels sont vos projets pour le futur ?

Ils sont nombreux ! De nouvelles sorties musicales bien sûr, avec de potentielles collaborations avec des chanteurs locaux qui cherchent à se faire connaître dans l’industrie musicale. Je vais aussi jouer dans des festivals locaux, le Red Sea Film Festival et le MDL Beast. Enfin, je vais continuer à travailler à la diffusion de la marque DJ Viva et VivaxZerone à l’international.

Housseynatou Diallo

www.djviva.com

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