DISCONNECTED

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Après “White Colossus”, c’est avec “We are Disconnected” que le groupe se révèle au maximum de ses capacités ! Des riffs lourds et puissants, le chant caverneux et profond d’Ivan Pavlakovic, ainsi que des guitares qui font la part belle aux lignes mélodiques. Riche en émotions, Disconnected enfonce donc le clou, avec ce deuxième album de seulement 8 titres, réalisé sans aucune fausse note ! Entretien bien sympathique, avec Ivan et Adrian.

Le titre de votre album reprend votre nom de groupe, pourquoi ce choix ?

Ça faisait un moment que nous finissions nos posts sur les réseaux sociaux avec cette signature graphique, dans le but de créer une communauté autour du groupe. C’est venu naturellement. Cet album-là représente bien le groupe aussi. Ce hashtag a été beaucoup utilisé en France, et nous suivons notre instinct artistiquement parlant.

Peux-tu nous expliquer la chronologie de composition de ce deuxième album ?

Adrian : nous avons commencé à travailler dessus en 2019, juste après la tournée. Le travail de composition a duré 6 mois, mais en 2019, toutes les pré-prod étaient faites, pour démarcher des futurs partenaires. Nous avons commencé à enregistrer l’album, juste avant le Covid. Du coup, nous avons été coupés dans notre élan par la crise sanitaire. Nous avons décidé de retarder la sortie, car impossible de faire des concerts pour le défendre sur scène.

Ivan : En termes de recording, ça a été très décousu, les batteries ont été enregistrées chez Jelly, qui a mixé et masterisé l’album avec Siméris. Moi j’ai fait mes voix en deux fois, il y a une partie avec 3 titres qui a été fait un moment donné, puis après je suis revenu faire les voix pour finaliser l’album, en septembre 2020. Nous avons eu des péripéties avec notre précédent mixeur, nous avons été chercher d’autres partenaires à l’étranger, mais là encore il y a eu des difficultés. Ce qui explique aussi ce décalage de sortie.

8 titres seulement c’est court, pourquoi pas plus ?

Adrian : A la base, il y avait « Unstoppable », en plus. Mais comme nous l’avions sorti lors du clip, on s’est retrouvé bloqué pour l’inclure dans l’album, car très différent des nouveaux titres. L’enchaînement était logique et nous ne voulions pas perdre l’énergie de l’ensemble du disque.

Ivan : Nous avions le sentiment au bout de 8 titres d’avoir achevé l’inspiration qu’on avait à ce moment-là. Nous pensions que l’équilibre était atteint avec le choix de ces titres-là et dans cet ordre. Court oui, mais percutant et énergique !

L’artwork de l’album au graphisme futuriste, est très coloré, qui l’a réalisé ?

C’est notre graphiste Flo, qui avait déjà réalisé la pochette du premier album et aussi de l’EP sorti pendant le Covid. C’est lui qui travaille avec nous depuis le début. Il a toujours de bonnes idées, à chaque fois qu’on lui donne des axes, il arrive toujours à nous surprendre et à nous amener des idées étonnantes.

Ivan comment travailles-tu sur ta voix, pour réaliser toutes ces harmonies vocales ?

Je la travaille d’une manière automatique et naturelle, de par mon métier de chanteur. J’ai la chance d’être intermittent du spectacle et de ne faire que ça depuis 20 ans. J’ai évolué dans beaucoup de styles différents de par ma formation de chanteur professionnel, de la variété en passant par la pop ou encore les comédies musicales et bien sûr le métal. Ainsi, je me suis enrichi de toutes ces expériences, et j’ai travaillé avec beaucoup de coach vocaux différents, ce qui a complété mon panel vocal. A l’époque de la création de « White Colossus », Adrian n’avait pas de chanteur, sur « We are Disconnected », il a écrit les mélodies pour moi et c’est pour cela que j’ai été encore plus impliqué sur ce deuxième disque, au niveau des paroles.

Quels sont tes sources d’inspiration ?

Ivan : Je dirais la vie de tous les jours, mon vécu et mes observations. Sur « Life will always find its way », j’ai été clairement inspiré par la protection de la planète. Musicalement, je suis fortement inspiré par le parcours de Gojira. Dans « King of the world », on est sur une expérience de vécu personnel de groupe, mais, beaucoup de gens peuvent s’approprier nos chansons dans un sens plus général, peu importe le sujet que ce soit, les violences faites aux femmes, ou le harcèlement scolaire.

Céline Dehédin

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