CATS ON TREES

0
9

Groupe pop, originaire de Toulouse, Cats On Trees, depuis plus d’une décennie, a su faire sa place grâce à son tube « Sirens Calls » lors de la sortie du premier album éponyme du groupe. Composé de Nina Goern au chant et au piano et de Yohan Hennequin à la rythmique, le duo n’a eu de cesse de progresser. C’est avec un nouvel album « Alie », que le binôme revient en cette année 2022 sur le devant de la scène ! Échanges avec la délicieuse Nina et sa douce voix…

D’où vient l’origine du nom Cats On Trees ?

L’histoire date, car c’est un nom que j’avais trouvé sur mon tout premier projet en solo, à l’école de musicologie de Montpellier. A l’époque, j’avais un seul titre sur Myspace. Lorsque j’ai rencontré Yohan, le nom était déjà bien ancré dans notre univers et ça nous correspondait bien, nous étions tel deux chats sur un arbre, qui n’avait aucune envie de redescendre, et qui préféraient rester à observer la vie de là-haut.

Comment s’est formé votre duo ?

Yohan et moi, nous sommes connus dans un autre projet. Nous avions une amie en commun qui souhaitait monter un groupe de rock. Quand nous nous sommes vus à la première répétition, impossible de décrocher nos regards l’un de l’autre. Ça a été un gros coup de foudre amical et musical. Petit à petit, nous avons eu cette envie très forte de prolonger cette histoire mais juste à deux, comme un besoin viscéral. Nous avons fait une colocation ensemble et nous ne nous sommes plus quittés depuis 18 ans.

Quel est votre parcours musical à vous et Yohan ?

Nous n’avons pas du tout le même parcours, lui et moi. Je suis issue d’une formation classique de type conservatoire, j’ai eu l’habitude de jouer seule avec un professeur particulier. Yohan a commencé la musique en groupe et a toujours défendu ses groupes avec ferveur. J’étais assez introverti alors que Yohan était l’opposé. Notre rencontre nous a permis de nous apporter des choses mutuellement.

Quelles sont vos sources d’inspirations ?

On se nourrit de tout, nous aimons les arts, les expositions, la nature en ce qui me concerne via le titre « Nino », qui est une personnification de la nature. Yohan est féru d’arts plastiques, il peint lui-même.

Dans quel état d’esprit avez-vous composé votre dernier album ?

Suite à cette période Covid et de confinement, nous l’avons composé avec la volonté d’un réel changement. Cela à bouleverser nos vies, ce qui nous a amené à de profonds questionnements. Cette période, a remis en question notre musique et le sens que nous voulions lui donner. Notamment en tant qu’artistes, recréer des liens avec nos familles, car nous sommes souvent sur la route. « Alie » est l’album de l’intimité.

Pouvoir exprimer des messages plus personnels, était-ce la raison pour laquelle vous avez choisi de chanter aussi en français ?

Le choix de la langue française était une envie qui date depuis un moment, ce choix s’est révélé pendant le confinement. Ce confinement m’a permis de passer plus de temps avec mes enfants et de leur lire beaucoup d’histoires, notamment les contes de Grimm et d’Andersen. Toute cette poésie m’a inspirée et m’a donné envie d’écrire en Français et de raconter mes chansons à la manière d’un conte. De là sont nés les titres « Une nuit ou deux », « Nino » et « Tendresse ». Cela me permet de vivre les émotions différemment, lorsque j’interprète la chanson en français.

Quel est votre conte préféré ?

Difficile à dire, mais j’aime beaucoup « La petite sirène ». Les contes d’Andersen sont des histoires toujours très poignantes avec beaucoup de passion, avant-gardistes pour leur époque. J’aime beaucoup cette transformation de la petite sirène de l’état d’animal à l’état d’humain, c’est aussi un geste d’amour de vouloir changer sa propre nature pour rejoindre l’être aimé.

Au moment de la sortie de « Sirens call », vous vous attendiez à un tel succès ?

Nous savions que ce titre était une chanson très riche en émotions, mais nous avons mis du temps à composer ce morceau, il a été arrangé plusieurs fois. Honnêtement, nous ne nous y attendions absolument pas. Nous avons été pris dans ce tourbillon, mais nous avons été très bien entourés par notre label « Tôt ou tard ».

Vous êtes accompagnés de musiciens additionnels sur scène ?

Pour cette tournée-là, nous sommes accompagnés pour la première fois d’un bassiste, Vatéa venu de Tahiti, que nous avions rencontré là-bas, et de Charlotte notre violoniste, claviériste et choriste. Cats on Trees historiquement est un duo, mais Vatéa et Charlotte sont complètement intégrés. Etre à quatre, permet de jouer les morceaux de l’album de manière plus rock et organique.

Céline Dehédin

Le 19/11/2022 aux Arts d’Azur – Le Broc (06).

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici