WOODKID

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Le 18/08/2022 au Grand Auditorium du Palais des Festivals – Cannes (06).
En l’espace d’à peine 2 albums au savant mélange alliant cuivres et violons majestueux, à la James Newton Howard et percussions, façon Tambours du Bronx, sur lesquels il pose sa voix marmonnante et crooneuse, à mi-chemin entre Brendan Perry et Neil Hannon, Woodkid a su se créer une fanbase dont l’effervescence défie le commun, à en juger au climat de suspense créé en préambule de ce concert et à l’exaltation ressentie par le public quand ce dernier aperçoit à peine poindre la silhouette indistincte de l’homme qui a su imposer sa casquette immuable comme signe de reconnaissance.
Démarrage sur les chapeaux de roues avec « Iron » qui l’a révélé en 2011, aveu implicite de confiance qu’il sait que même en lâchant son plus gros tube tout de go, son public ira tout de même jusqu’au bout. Et au bout, ils y sont allés ! À l’occasion de cette toute dernière date de tournée, retranchés dans la mythique Salle Lumière du Palais des Festivals de Cannes pour cause d’intempéries alors que le concert était prévu sur la terrasse extérieure, la demi-déception fut rapidement supplantée par la sensation de privilège d’un concert intimiste.
Visiblement bien rodé et sur fond de visuels trippy sur écran géant, le spectacle propose deux percussionnistes, un claviériste et un quintet de cordes et cuivres pour accompagner Woodkid afin de restituer ce mélange qui lui est propre et ravir son public dévorant avec la même ferveur chaque morceau du tout premier au dernier, « Run Boy Run », et sa fameuse version live étendue d’un chant de stade repris avec tonitruance en sautillant tel à un concert d’arena rock dont chaque participant est certainement rentré à la maison le fredonnant encore pour quelques jours, les images dans la tête en plus. Marquant.
Christopher Mathieu
Crédit photo : Sarah Foudrier

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