JAZZ A JUNAS : HUSSAIN / POTTER / HOLLAND

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Le 19/07/22 dans les Carrières de Junas – Junas (30)

Le premier concert d’un festival a toujours quelque chose de spécial, on rentre de plein pied dans un univers préparé depuis près d’un an par toute une équipe et enfin…21h, le soleil éclaire encore les carrières quand Stéphane Pessina, le directeur artistique présente la soirée et les trois musiciens du Crosscurrents Trio : Dave Holland, Zakir Hussain et Chris Potter. Le contrebassiste britannique précise que l’on a besoin de musique pour être ensemble et qu’il est bon de se retrouver… Bel augure, Ils commencent par Good Hope. Dave Holland lance la rythmique, suivie par les tablas puis la mélodie s’échappe du ténor de Chris Potter. Le dialogue percussions-basse est intense et pourtant tout en élégance. Le saxophoniste passe au soprano, son phrasé est subtil, inspiré, il atteint des aigus surprenants. Les trois instrumentistes tendent vers une vibration, un unisson qui semblent avoir été créés pour eux. Chacun d’eux prend la parole, tour à tour. Zakir Hussain nous explique qu’il va bientôt rentrer en Inde pour le jour du remerciement où l’on rend hommage à ses maîtres. Il présente Dave Holland comme « one of the most guru of jazz », ce qui dans sa bouche est plus qu’un compliment. C’est leur dernier concert ensemble de l’été et ils précisent qu’il n’y a pas plus bel endroit que ce festival, ces carrières pour finir cette tournée. Potter, nous explique qu’il a composé le prochain titre, « Island Feeling» quand il était aux Caraïbes mais que ce soir, nous n’aurons aucun mal à imaginer la chaleur. Après un nouveau thème « Triple Cross », plus rapide, l’orient a rejoint l’occident, dans une conversation à trois avec toujours plus de sérénité. C’est la fin du set, il quitte la scène mais reviennent vite sous des applaudissements nourris. Un rappel bien sûr. A la surprise de ses deux compères Hussain prend le micro et entame un chant, une psalmodie, tout en caressant ses tablas d’une main, contrebasse et soprano le retrouvent au coin d’une note. Moments de grâce, magie du jazz, le public ne cachent pas sa joie, ni les émotions qui nous envahissent.

Jacques Lerognon

 

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