JAZZ A JUNAS: BONACINA –MANSUY -RIFFLET

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#NVmagLiveReport

Le 22/07/21 à Place de l’Avenir & aux Carrières du Bon Temps – Junas (30)

En prélude à cette seconde soirée à Junas, la visite du temple du village et la découverte des six magnifiques vitraux ainsi que de la rosace dessinés par le batteur et peintre Daniel Humair. La spiritualité des couleurs sont une belle introduction à la musique de Céline Bonacina et son trio Fly Fly. A la contrebasse, Chris Jennings; à la batterie, aux percussions Jean-Luc Di Fraya. Si la saxophoniste parait frêle derrière son immense baryton, son souffle est puissant mais toujours modulé avec finesse et subtilité. Sur certaines compositions, Di Fraya rajoute un quatrième instrument, sa voix. Pas de paroles, mais une vibration nouvelle qu’il conjugue avec celles de son cajon ou de ses cymbales. Chris Jennings nous raconte la naissance de « Fly Fly To The Sky », une composition qu’il destinait à Joachim Kühn et qui a été adopté, avec enthousiasme, par ce trio. Un léger souffle d’air rafraîchit l’atmosphère, sûrement l’effet de « An Angel’s Caress » et « An Angel’s Whisper » deux mélodies signées par Céline Bonacina.
Il est l’heure d’aller quérir un rafraîchissement avant les concerts du soir, gagnons les Carrières du Bon Temps.
Le trio suivant est un quartet. La pianiste Perrine Mansuy a invité la flûtiste Maïssim Jalal à rejoindre son groupe. Le set débute par quelques morceaux aux tempos lents qui donnent de la place aux longues lignes mélodiques sur le piano. Un répertoire inspiré d’un vieux conte norvégien nous dit-elle. Étrange métissage quand la flûtiste pose ses notes qui sont, elles, nettement inspirées par des harmonies orientales. La symbiose s’effectue grâce aux belles interventions rythmiques du contrebassiste Simon Tailleu et des percussions de Jean-luc Di Fraya (très demandé en cette soirée!). Vers la fin, le rythme s’accélère, comme pour finir en beauté, Basse, batterie, voix (celle de Naïssim) irradient dans un groove réjouissant.
Ils ont à peine quitté la scène que déjà s’affairent toute l’équipe technique afin de préparer le plateau pour accueillir Sylvain Rifflet et son nouveau projet: « Remember Stan Getz ». Le saxophoniste rend hommage à l’un de ses maîtres, en compagnie de Nelson Veras à la guitare, Ziv Ravitz à la batterie et la chanteuse Célia Kaméni. On retrouve Simon Tailleu à la contrebasse. Deux titres très swing pour nous mettre en jambes avant le passage inévitable à la Bossa et son hymne  » A Garota de Ipanema ». Une chanson totalement magnifiée par Célia Kaméni qui la transfigure pour la faire sienne. Elle reprendra plus tard deux titres d’Abbey Lincoln dont la ballade tendre « Bird Alone ». Sylvain Rifflet aime Stan Getz, il le dit, il le joue, nous faisant (re)découvrir quelques thèmes moins connus. En final, un morceau créé par Getz lors d’une éphémère collaboration avec l’organiste Eddy Louiss.
Le trio guitare, sax, voix qui débute le rappel est idéal pour rejoindre la nuit.

Jacques Lerognon

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