JAZZ A JUAN : JOUR 8

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Le 16/07/23 à la Pinède Gould – Antibes-Juan-les-Pins (06).

Dans ce cadre si spectaculaire qu’est la pinède de Juan-les-Pins, lieu mythique du festival de jazz emblématique, c’est finalement Thomas Dutronc qui a ouvert cette session suite à un échange d’horaires avec le groupe Sixun. Après un hommage à Jane Birkin, décédée dans la journée, il a enflammé son public, ajoutant un peu de chaleur à la canicule ambiante. Comme pour le remercier de se (re)produire sur cette scène (il était déjà venu en 2019), ce sont les cigales de la pinède qui se sont réveillées en cœur dès la 2ème chanson, s’accordant à l’unisson avec sa musique entraînante.

Avec un délicieux trait d’humour pour annoncer ses chansons ou se présenter, en affirmant sa joie avec des « youpis », Thomas Dutronc a cette facilité de dégager un petit quelque chose qui rend ses concerts très intimistes. Accompagné par des guitaristes de renom Rocky Gresset et Stochelo Rosenberg à la dextérité incroyable qui nous ont offert tour à tour des solos survoltés, et avec la complicité du contrebassiste Thomas Bramerie, Thomas Dutronc nous a fait danser sur certains de ses tubes « Comme un manouche sans guitare », « J’aime plus Paris » et certains couples du public, adeptes de danse, ont même pu monter sur scène pour se déhancher, créant ainsi une magnifique harmonie. Au détour de reprises de Salvador « Petite Fleur » ou de Trénet « Que reste t’il de nos amours ? », il nous a présenté des nouveautés parfois écrites et composées pendant les confinements, remplies de jeux de mots, de douceur, de légèreté ou parfois des musiques sans texte, uniquement pour savourer la virtuosité des instruments à corde.

Après l’entracte, c’est Sixun groupe de jazz fusion français qui existe depuis 40 ans mais qui se produisait pour la première fois sur la scène de Juan les Pins, qui a enchanté le public. 1 clavier, 1 guitare, 2 batteurs, 1 basse et 1 saxo, de quoi dynamiser cette fin de soirée sur des airs africains ou caribéens qui rappellent les origines musicales de certains des musiciens. Leur nom « Sixun » est parfaitement choisi, ils sont six dans le groupe mais ne font plus qu’ un sur scène et ont clôturé cette nouvelle journée de jazz avec une belle énergie.

Camille Bargain

jazzajuan.com

Photo : Christian Rahal

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