NICE JAZZ FESTIVAL : JOUR 3

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Le soulful Jalen Ngonda ouvre le bal tranquillement sur la scène de la Place Masséna après une énième journée caniculaire. Un choix idéal étant donné le déferlement de cuivres et rythmiques afrobeat qui le suivra proposé par les Anglais d’Ezra Collective (avec une mention spéciale pour leur incroyable claviériste), remplaçants de dernière minute du Nigérien Omah Lay qui n’a pu se rendre en France. Le batteur / leader du groupe racontera même qu’il était tranquillement chez lui en train de passer l’aspirateur la veille quand on lui a demandé si la formation pouvait se produire le lendemain. Une opportunité qu’ils ne pouvaient pas refuser, surtout qu’il s’agissait de jouer pile avant la légende Herbie Hancock, 83 ans, ingéniosité maximale aux soli de clavier qu’il a passé sa vie à perfectionner et toujours aucun signe d’arthrose en vue. Bref, une interprétation à couper le souffle et des clins d’œil épars à ses morceaux les plus connus, de « Chameleon » à « Rockit ». Herbie n’a définitivement rien perdu de sa superbe (même s’il a toujours autant la tchatche inutile pléthorique) !

Cela n’entachera en rien le concert en simultané du trio mancunien GoGo Penguin au Théâtre de Verdure, dilemme absolu pour un grand nombre de festivaliers forcés de choisir leur camp ou changer de salle régulièrement. Une prestation onirique dans un lieu absolument parfait en tout point pour eux. Un public chaleureux conquis, la standing ovation bien méritée en prime. Une très belle soirée (et un bon point pour la pluralité des lieux de ravitaillement, à la fois diversifiés et très abordables, un fait assez rare en festival de nos jours pour être souligné) !

Christopher Mathieu

nicejazzfestival.fr

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