JORDAN GALTIER

0
12

Directeur et Co-fondateur de la Kermesse Festival (Nice – 06, Lyon – 69, Toulouse – 31, Ajaccio – 20 et La Seyne-sur-Mer – 83)

lakermesse.fr

Ta personnalité, ton parcours ? 

Mon parcours s’est construit sur le terrain. J’ai commencé très tôt à m’intéresser à la musique et à l’événementiel, avec l’envie de créer des expériences plutôt que de simplement produire des événements. Projet après projet, j’ai appris en faisant, en prenant des risques, en me trompant parfois, mais toujours avec la même envie : rassembler les gens autour de moments forts et sincères. Après le bac, j’ai fait une prépa hypokhâgne/khâgne et entamé une école de commerce dont je n’ai pas fini le parcours, parce que j’ai entrepris. Je me suis aperçu que le terrain apprenait bien plus que l’école. J’ai pris la direction d’une discothèque à 21 ans. Après quelques années de COVID, j’ai créé Chafadou Productions qui produit aujourd’hui La Kermesse Festival, le Paranormal Festival, et plusieurs autres productions.

Ta playlist:

– Album :  C’est difficile d’en choisir un seul, mais il y a des albums qui traversent le temps sans perdre leur force. Des projets qui racontent une époque, une histoire, et qui continuent de résonner différemment selon le moment de la vie où on les écoute. Je citerai tout de même “As i Am” d’Alicia Keys, “Voyou” de Michel Berger, et “HIStory” de Michael Jackson

– Film : Un film qui mêle émotion, esthétique et message fort. J’aime les films qui marquent longtemps après le générique de fin, ceux qui font réfléchir autant qu’ils font ressentir. “Le Loup de Wall Street” de Martin Scorsese, “À la poursuite du bonheur” de Gabriele Muccino et avec Will Smith, et “The Butler” par Lee Daniels et avec Forest Whitaker.

– Livre : Un livre qui parle de parcours, de résilience et de vision. J’aime les récits qui montrent que rien n’est linéaire et que les plus belles réussites naissent souvent du chaos. “La 25ème heure” de Virgil Gheorghiu est un essentiel pour moi. J’adore également “L’art de la guerre” de Sun Tzu et “L’intelligence émotionnelle” de Daniel Goleman.

– Concert : Un concert où l’on sent une connexion presque palpable entre l’artiste et le public. Ce sont ces moments-là qui rappellent pourquoi la musique est si puissante. Et évidemment, j’attends toujours avec impatience les concerts qui créent cette énergie collective unique. “Starmania”, le festival Tomorrowland en Belgique et le Hellfest sont des icônes pour moi.

Ta plus grande émotion musicale ?

Quand une foule entière chante à l’unisson. Peu importe l’artiste ou le morceau, ce moment où des milliers de personnes vibrent ensemble reste indescriptible. Quand l’artiste arrête de chanter et vis ce qu’il chante : j’ai vu l’un des derniers spectacles de Charles Aznavour, je crois que c’est un des motifs qui m’a conduit à travailler dans cette industrie

Ton espoir pour le futur ? 

Continuer à créer des expériences qui rassemblent, transmettre des émotions sincères et garder cette capacité à s’émerveiller. Et surtout, que la musique continue d’unir les gens, dans un monde qui en a plus que jamais besoin. Que l’État considère davantage la culture : par une mécanique économique, permettre une juste taxation des producteurs qui prennent des risques, qui emploient et qui permettent aux festivals et spectacles de voir le jour. Un nombre colossal de responsabilités pèsent sur nous, et pour ma part je les accepte. Cependant, il convient de ne pas oublier que sans nous, aucun artiste ne monte sur scène. Aucun technicien ne joue, aucun festival ne voit le jour. Repenser le système me paraît inévitable, surtout lorsque le constat est fait : 8 festivals sur 10 sont déficitaires en France. Imaginez si la mécanique était inversée : combien d’entrepreneurs brillants attirerait-on, combien de nouveaux artistes arriveraient sur le devant de la scène, combien de procédés innovants pourrait-on développer…

#NouvelleVagueMaPlaylist

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici