#NVmagLiveReport
Le 23/06/26 au Palais Nikaïa – Nice (06)
Le concert commence à 20h par le set de la jeune chanteuse Marie Sarah accompagné à la guitare par Gauthier. Elle chante en anglais ses propres chansons, extrait de son récent album On My Way, entre pop et soul. Une belle présence sur scène, elle est chaleureuse avec un joli timbre de voix. Elle fini par une reprise d’Amy Winehouse qui ravit le public.


Un court entracte et les lumières s’allument sur la chanteuse et choriste Oma Jali qui, d’une voix énergique, chauffe la salle avec « Oh Doctor Jesus » (popularisé par la grande Ella) avant l’apparition de tout le groupe et, de celui que tout le monde attend, Adelmo Fornaciari, dit Zucchero. Il porte fort bien ses 70 ans et le fameux chapeau qui est sa signature vestimentaire.
Pas de temps mort, le show est réglé à l’américaine mais façon italienne. Un peu comme le blues qu’il défend depuis plus de quarante ans. Méga star à l’ego modeste, il partage la grande scène du Palais Nikaïa avec ses nombreux musiciens auxquels il laisse beaucoup de place. Un lineup cosmopolite top niveau qui explique la force et la puissance de sa musique en live. Une batteuse aux au groove cubain Yissy Garcia ( de La Havane) et un batteur italien, maitre du tempo, Adriano Molinari. Une choriste camerounaise de Cergy, Oma Joli et une originaire de Trinidad-et-Tobago, Keba Williams. Deux claviers, au Hammond B3, l’écossais, le Peter Vettese et au piano et synthés Nicola Peruch. Mais aussi deux guitaristes, la fabuleuse Kat Dyson qui accompagna Prince et le volubile et très bluesy Mario Schilirò. A la basse et à la direction artistique, le fidèle Polo Jones. Et pour le coté soul-jazz un trio de soufflants époustouflants : James Thompson, Lazaro Amauri, Carlos Minoso. Zucchero puise le répertoire dans sa longue discographie alternant des chansons plus rares avec des tubes planétaires « Spirito nel buio », « Iruben Me », le flamboyant « Una sana e consapevole libidine salva il giovane dallo stress e dall’Azione Cattolica ».
Quelques moments spéciaux au milieu du set un double hommage à deux immenses stars disparues : Miles Davis dont la photo apparait sur les écrans pendant le solo de Lazaro Amaury sur « Dune Messe » puis le duo virtuel avec Luciano Pavarotti « Miserere ». Alors que Zucchero rejoint, pour un temps, les coulisses, Keba Williams rejoint elle le bord de scène et se lance, appuyée par les deux guitaristes survoltés, dans une reprise de « Nutbush City Limits » écrite par Ike Turner, à faire pâlir Tina elle-même. Intermède qui se poursuit par « Say It » écrit et chanté par Oma Joli avant de finir par « Honky Tonk Train Blues » dans un pur moment de Rock ‘n’Roll. Il faudra au moins « Diavolo In Me » qui clôt le set pour que Zucchero revenu au micro reprenne la main.
Les lumières s’éteignent, se rallument pour le rappel que tout le monde espère : « Senza una donna » mais avec deux aux chœurs, une à la batterie et une à la guitare et tout le reste du Zucchero’s band pour un moment mémorable.
Jacques Lerognon















