Le 26/08/2025 à la Villa Ephrussi de Rothschild – Saint-Jean-Cap-Ferrat (06).
The Amazing Keystone Big Band rend hommage au compositeur George Gershwin avec un concert, en deux sets, dans les magnifiques jardins de la Villa Ephrussi de Rothschild. Le public est installé, allongé sur des nattes, des couvertures, un verre à la main, parfois même un panier pique-nique, face à la superbe façade de la villa-musée où la scène est montée.

Le répertoire de l’orchestre puise dans les nombreuses compositions du musicien américain, tel un kaléidoscope allant de la musique classique au jazz en passant par la comédie musicale et le cinéma. Les 17 instrumentistes du big band entament une mélodie, le swing est là. Immédiatement. Puis entrent la chanteuse Neïma Naouriet le crooner Pablo Campos. Ils vont chanter, magnifier les mots d’Ira Gershwin, le frère de George. « Summertime », « Who care ? » des tubes que l’on peut fredonner mais ici dans de nouveaux arrangements signés Bastien Ballaz et Jon Boutellier, deux des directeurs artistiques de l’Amazing Keystone. Une belle place est donnée aux cuivres, avec quelques beaux chorus de trombone, de ténor, de David Enhco à la trompette mais aussi quelques superbes envolées de la guitare de Thibaut François ou les notes dansantes qui s’échappent des mains, du clavier, de Fred Nardin. Les deux chanteurs, en solo ou en duo, nous régalent d’interprétations étincelantes, jouant les mots autant qu’ils les chantent. « Someone to Watch Over Me », « There’s A Boat… ». L’entracte nous permet de profiter des jardins et de la vue sur la mer où luisent les rayons de lune. Mais très vite on replonge dans cet univers qui mêle blues et swing, orchestrations étincelantes et les voix qui les mettent en lumière. Un peu de « Porgy and Bess », une belle ballade, un thème plus enlevé, on arrive à la fin du concert : « Fascinating Rhythm », le titre de l’album mais aussi morceau de bravoure pour les deux chanteurs. Techniques vocales impressionnantes, mise en scène méticuleuse et l’émotion qui sourd à chaque instant. Neïma Naouri se fait tour à tour mutine, tonique, langoureuse…
Le public debout applaudit et réclame un rappel « Let’s Call The Whole Thing Off », qui, très vite, vient clore cette soirée enchantée.




Jacques Lerognon










