STEFANO DI BATTISTA

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#NVmagLiveReport

Le 11/03/22 au Théâtre de Grasse (06)

Seuls, de-ci de-là, quelques strapontins s’inquiètent de ne point être dépliés quand les quatre musiciens de Morricone Stories, sous la houlette du saxophoniste Stefano di Battista, prennent place derrière leurs instruments . Un quartet franco-italien avec le pianiste Fred Nardin, le batteur niçois André Ceccarelli pour faire la liaison avec le contrebassiste napolitain Daniele Sorrentino et le leader romain. Un seul compositeur pour toute la soirée, le maestro Ennio Morricone dont le duo Nardin-Di Battista a arrangé, adapté, une bonne douzaine de thèmes, pas forcement parmi les plus célèbres. Ils commencent par un extrait du film italo-germanique « What Have You Done to Solange » pour suivre par un air plus connu, celui de « Peur sur la ville » pour lequel le saxophoniste nous prouvera qu’il sait aussi siffler, et fort bien, mais il reprendra vite son soprano.

On ne détaillera pas toute la setlist, on notera la magnifique version de « Deborah’s theme » du non moins magnifique « Once Upon in America » qu’André Ceccarelli avoue avoir vu dix fois au moins. Autre grand moment, « Apertura della caccia » ( 1900 de Bertolucci ) avec une intro au piano majestueuse.

Stefano di Battista présente presque tous les morceaux dans un mélange savoureux d’italien et de français (qu’il manie fort bien) mais le must est la narration, tout en humour, de sa rencontre avec Morricone et du morceau que celui-ci lui a écrit au coin d’une table, puis offert et dédié à sa fille Flora, Ils nous le jouent bien sûr. Il nous représente ensuite les musiciens avant d’attaquer le fameux riff de « Il buono, il brutto, il cattivo » auquel il rajoute el coyote attribué au batteur qui s’en réjouit. Après un court rappel, on les retrouve dans le lobby du théâtre pour échanger avec le public et dédicacer quelques disques.
Un jazz joyeux, vivifiant, des musiciens heureux de jouer et des spectateurs tout aussi heureux de les voir, écouter, les applaudir.
Le jazz au TDG, c’est ça aussi!

Jacques Lerognon

 

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