Le 07/08/2025 au Jardin de la Paix – Saint Jean Cap Ferrat (06).
Après les traditionnels discours d’ouverture, la chanteuse et claviériste Nirina Rakotomavo s’installe entre un piano et un synthé, suivi de son groupe : aux chœurs Margaux Chicoisne et Ayelya, à la guitariste Mathias Di Giusto et la paire rythmique Elie Martin-Charrière à la batterie (il vient de sortir un excellent EP : « et ‘Era #P » ) et Elvin Bironien à la basse. Nirina chante en français, en créole de La Réunion, ses propres compositions et des airs traditionnels ou folkloriques. En duo avec son guitariste pour une reprise acoustique de Nougaro, en trio avec les deux choristes ou en sextette. Il y a du maloya dans l’air mais aussi du jazz plus classique et même un certain esprit rock quand Mathias Di Giusto fait rugir sa Gibson SG sous la belle frappe du batteur.






La nuit est tombée, c’est le moment pour le quintette de Julien Lourau de jouer pour nous l’album « The Rise » (Label Bleu 2022). Une perle, un peu oubliée, dans sa discographie qu’il relance presque 25 ans plus tard. Et cette musique n’a pas pris une ride. Le contrebassiste Fred Chiffoleau est toujours de la partie avec Laurent Coq au piano, Sebastian Quezada aux percussions et Guilhem Flouzat à la batterie. Un véritable voyage qui nous amène aux Caraïbes en passant par l’Europe de l’est avec un détour par l’Espagne. Des compositions au lyrisme embrasé. Sebastian Quezada use de toute la palette percussive des congas, cymbales, tambour, cajon, bien appuyée par les baguettes vivaces de son compère batteur. Quelques belles parties de piano viennent répondre à celles des saxophones soprano ou ténor du leader. En final, une merveilleuse mélodie « Anda, Jaleo », une chanson sur la guerre d’Espagne dont le poète Federico Garcia Lorca avait écrit les paroles,. puis « Tu mi turbi », (tu me troubles). Laurent Coq, en mode décontracté, joue seulement de la main droite, le regard vissé sur Julien Lourau qui nous offre un festival sur son ténor soutenu par Sebastian Quezada hilare et son tambour qu’il porte en bandoulière.
Pas de rappel mais que réclamer après une telle effusion de jazz !
Jacques Lerognon





📸 Julien Lourau Quintet









