PEILLON JAZZ FESTIVAL (Soir 1)

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Le 28/06/2024 sur la Place Arnulf – Peillon (06).

La première soirée de ce 4e Peillon Jazz Festival commence tout en douceur avec le duo formé par Airelle Besson à la trompette et Lionel Suarez à l’accordéon. Une petite improvisation comme pour nous permettre de rejoindre leurs univers avant de jouer « Blossom » puis le fameux « Neige », magnifique composition d’Airelle qu’elle réserve souvent pour la fin du set. Nous sommes bien ensemble. Suivent d’autres thèmes qu’ils affectionnent tous les deux et qu’ils partagent avec le public. Lionel Suarez est de Rodez, il nous raconte une petite anecdote concernant Carlos Gardel, le maître du tango argentin qui serait, non pas toulousain mais aveyronnais. Peu importe car le « Silencio » qui suit est de toute beauté. Ils s’amusent à faire de fausses fins, les spectateurs commencent à applaudir et hop, l’un des deux relance la musique. Et puisqu’ils évoquent Toulouse, c’est une chanson de Claude Nougaro qui va conclure le set.

Le temps de préparer le nouveau plateau, les chaises sur la place commencent à se remplir, certains étaient encore à table. Le pianiste cubain Rolando Luna prend place derrière le très beau Fazoli demi-queue. Il va enchaîner dans une longue intro de plus de 10 minutes du Debussy avec l’une de ses propres compositions et du Sinatra. Il nous prit de l’excuser de ne pas parler français et nous donne sa version de « La Marseillaise », « pour se faire pardonner » dit-il avec malice. Ensuite, il est rejoint par le percussionniste Yaroldy Abreu pour un duo qui nous emmène directement à Cuba. Congas et diverses percussions à mains, ça chaloupe sévère.

Et cela ne fait que commencer car le batteur Rodney Barreto et le bassiste Gaston Joya prennent place sur scène. On n’avait rien vu jusque-là, la fougue, l’énergie et l’enthousiasme du quartet enflamme littéralement la petite place de Peillon qui devient une banlieue de La Havane. Retour au calme et au duo avec, en invitée spéciale, La chanteuse Anis Batista qui interprète en français -et heureusement aussi en espagnol- « La Bohème » d’Aznavour puis le « C’est si bon » popularisé par Yves Montand. On pense en avoir fini, minuit approche mais les musiciens font leur retour sur scène, ils n’ont manifestement pas envie de se coucher alors la fête continue. Lionel Suarez vient même rajouter quelques notes d’accordéon comme pour sceller l’amitié franco-cubaine.

Jacques Lerognon

peillonjazzfestival.com

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