NICE JAZZ ORCHESTRA

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#NVmagLiveReport

Le 26/03/22 –Théâtre Francis Gag – Nice (06)

Le théâtre affiche complet, on doit même rajouter quelques chaises –rouges- pour accueillir tous les spectateurs. Il faut dire que des invités de renom, Stéphane Belmondo (trompette-bugle), Stéphane Chausse (alto –clarinette), Denis Leloup (trombone) & Frédéric Couderc (baryton) sont venus rejoindre le NJO sur scène pour cet hommage à l’immense Art Pepper. Mais aussi à l’arrangeur Marty Paich qui a orchestré l’album Pepper + 11, objet du programme de ce soir.
Le concert est présenté, comme désormais traditionnellement, par Robert Roux et Frederica Randrianome.
Une fois tous les musiciens en place, ils sont douze à caser sur cette belle scène, le set débute avec « Bernie’s tune » popularisé par Gerry Mulligan. Pierre Bertrand, chef d’orchestre prend la parole,depuis le rang des saxophones, pour nous donner quelques indications sur le répertoire du jour. C’est à Stéphane Chausse que revient le rôle d’Art Pepper pour la soirée, nous indique-t’il. Et nous aurons droit à un très beau chorus dès le prochain thème  « Walkin’ Shoes ». Pour le titre suivant, le trompettiste Stéphane Belmondo fera son entrée pour « Opus de Funk » composé par Horace Silver. Le big band continue d’égrener les chansons de ce fameux « + ELeven », Pierre Bertrand reprend la parole entre chaque morceau pour nous narrer une anecdote sur ce que l’on va entendre, sous le regard du bassiste (et directeur artistique) Christian Pachiaudi qui a l’air de se dire « Bon, on joue maintenant« . Et Pierre de chantonner deux ou trois mesures du thème avant de, par quelques claquements de doigts, donner le tempo. Fred D’Oelsnitz, en verve, nous offre une magnifique intro, suivit par un duo avec Belmondo avant l’entrée de tout l’orchestre. Marjorie Martinez rejoint le groupe pour nous interpréter trois succès d’Ella Fitzgerald, eux aussi arrangés par Paich. Beaucoup d’intensité dans son chant, bien propulsé par tous les cuivres (et bois). C’est l’heure de Parker, « Donna Lee » puis « Anthropology ». Les solistes se succèdent sur le devant de la scène, baryton, trombone, sax ténor et clarinette. Là encore, Stéphane Chausse envoûte le public.
Mais la fin du concert se rapproche. Pas de fausse sortie, trop de chaises à déplacer! Mais un rappel tout de même et même un vrais bis « Bernie’s Tune » qui avait entamé cette soirée.
Personne n’a vraiment envie de quitter la salle comme ça. Heureusement les musiciens très disponibles restent un moment en bord d’estrade pour échanger avec les spectateurs.

Jacques Lerognon

 

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