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NICE JAZZ FEST!

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Découvrez le compte rendu du Nice Jazz Fest! 2026

Du 23 au 25/07/2026 sur la Place Masséna et au Théâtre de Verdure – Nice (06).

Jeudi 23/07/2026

Ce jour un du Nice Jazz Fest 2026 a donné le ton d’une édition résolument ouverte sur les musiques actuelles sans renier son ADN jazz. Sur la scène Masséna, le trio d’ouverture formé par Girldband!, Naïka puis Sting a attiré un large public, culminant avec la prestation de l’ancien leader de The Police, dont les grands classiques et les titres plus récents ont transformé la place Masséna en vaste chœur à ciel ouvert. En parallèle, le Théâtre de Verdure proposait une programmation plus intimiste et fidèle aux racines du festival avec Gabrielle Cavassa, Kassa Overall et Olive Jones, offrant un parcours allant du jazz vocal contemporain aux influences hip-hop et soul. Ce dialogue permanent entre artistes populaires et nouvelles figures du jazz a confirmé la volonté du festival de conjuguer prestige international et découverte musicale.

Maxime Martinez

Vendredi 24/07/2026

Les Anglais de Nubiyan Twist sont pourtant jeunes mais leurs racines semblent ancrées dans l’acid jazz du début des années 90 et le flashback est immédiat ! Professionnels et rodés jusqu’au bout des ongles, ils n’ont aucun mal à faire décoller le Théâtre de Verdure, mais motivé par l’odeur d’une voisine qui a décidé de se mettre pieds nus, il est rapidement temps de partir voir l’atypique Noga Erez assaillant la Place Masséna avec une aisance scénique digne des artistes les plus chevronnés. Sous ses allures de débutante débraillée et ses productions rappelant une sorte de mélange entre M.I.A., Woodkid et Billie Eilish, il est loin d’être flagrant qu’elle était musicienne de jazz il y a 15 ans avant d’assumer cette reconversion en pop alternative, mais le succès est totalement au rendez-vous pour elle et ses trois musiciens ce soir ! À la fin de son set, le public retourne s’engouffrer dans le Théâtre de Verdure voir les 9 vétérans de Cymande dont la funk-soul 70’s n’a pas pris une ride, exécutée à la perfection et avec feeling mais sans réel crescendo, servant bien malgré eux de transition de plateaux, car il semble évident au retour à la Place Masséna devenue pleine à craquer que le gros du public est surtout venu voir la légende du rap: Busta Rhymes.

Et c’est là que chacun va pouvoir se demander s’il assiste à un succès ou un fiasco total. En effet, l’audience est littéralement en liesse pendant que le grand Busta et son petit complice Spliff Star (imprévu au programme – on a plutôt l’impression d’être venus voir un duo sans le savoir) enchaînent tous les tubes auxquels Busta a pu contribuer pendant ses 35 ans de carrière, verve et débit toujours uniques et intacts ! Décrit comme cela, c’est plutôt une réussite, mais lesdits morceaux durent rarement plus d’une minute, parfois même 30 secondes (!). Durée peut-être habituelle pour la génération TikTok/Instagram, mais expérience carrément frustrante sur la longueur. Tous les morceaux sont entrecoupés d’une bonne minute de commentaires des deux compères, généralement d’une platitude et/ou beaufitude totales (leur servant plutôt probablement à reprendre leur souffle), quand ce n’est pas pour se plaindre pendant une bonne partie du concert de leurs problèmes récurrents de micros…

Pour le public, des pics fréquents de saturation faisant craquer les enceintes géantes et des sortes de jingles d’explosions lancés à tout-va par leur DJ sur scène rendent l’expérience pour le moins chaotique, il n’aurait plus manqué que la foudre pour enfoncer le clou. Certains se bouchent les oreilles, d’autres ne semblent pas remarquer. Busta Rhymes n’avait jamais joué à Nice et nous a dit espérer rendre l’événement aussi historique pour nous qu’il l’était pour lui. Il est certain que tout le monde n’en gardera malheureusement pas le même souvenir.

Christopher Mathieu

Samedi 25/07/2026

Pour sa troisième et dernière journée, le Nice Jazz Fest a poursuivi ce dialogue entre tradition et modernité. La scène Masséna s’est ouverte avec The Getdown, collectif emmené par Laurent Coulondre et Arnaud Dolmen, avant l’entrée en scène du jeune guitariste niçois Gabriel Jacoby, révélation locale saluée par le public. La soirée s’est achevée avec Lola Young, dont la voix puissante et les influences soul, pop et R&B ont offert une conclusion résolument contemporaine au festival. Au Théâtre de Verdure, Biréli Lagrène a démontré toute l’étendue de son talent dans un concert virtuose, tandis que The James Carter Quintet a rendu un hommage inspiré à John Coltrane, avant que Obongjayar ne brouille les frontières entre jazz, soul, afrobeat et musique alternative. Une dernière soirée qui a résumé l’identité du Nice Jazz Fest : un événement où les grands noms côtoient les artistes émergents dans une programmation éclectique et exigeante. 

Maxime Martinez

nicejazzfest.fr

📸 Sting

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