LES LIVES DE SAINT-RAPHAËL: Véronique Sanson

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LIVEREPORT-Véronique-Sanson

Le 13/07/21 à l’Agora du Palais des Congrès- Saint-Raphaël (83).

Les lumières jouent entre elles et rivalisent d’éclat. Véronique Sanson prend place sur la scène de l’Agora du Palais des Congrès. La ville de Saint-Raphaël accueillait un concert en plein air où le mistral s’était lui aussi invité à la fête.

21h32, les premiers cris en provenance de la foule s’élèvent. Quelques minutes plus tard, la prestance et l’allure de Véronique Sanson, après 54 ans de carrière, s’emparent de l’espace. Le spectacle est lancé. Tantôt debout, tantôt au piano, l’artiste égrène des titres légers qui neutralisent la mélancolie de ses chansons les plus tristes. À 72 ans, une des références de la chanson française défend ses plus beaux opus et d’autres moins connus : agréable surprise alors d’apprendre l’existence de la chanson « la loi des poules ».

Elle n’hésite pas aussi à chanter quelques textes ayant marqué son enfance, moins connus, présentant ce tableau musical en question comme un « défilé de souvenirs de jeunesse ».

Les titres s’enchaînent : « Je me suis tellement manquée », « Monsieur Dupont », « Besoin de personne », « Bahia », « Vols d’horizon », « L’écume de ma mémoire ». Le public est comblé ! Les titres sont réarrangés par un orchestre au grand complet.

Trois choristes agrémentent quelquefois les mélodies de Véronique Sanson dans lesquelles elle intègre des airs plus jazzy qu’autrefois. Elle pousse alors quelques voyelles, comme des cris de joie, ceux de retrouver enfin son public, et de rage aussi, si on en croit son passé amoureux. Pas de danseurs à l’horizon, pas de mise en scène gigantesque, l’artiste, au parcours musical admirable, reste classe. Classe jusqu’à la tenue, un costume noir et simple.

Vers la fin du concert, alors qu’elle s’isole et s’éclipse de la scène, les musiciens savourent le moment : le percussionniste et le batteur se répondent avec complicité, puis le batteur cherche une fusion totale avec le public qui lui répond avec des applaudissements nourris.

« Vous croyez que vous allez vous débarrasser de moi comme ça ? », la chanteuse revient clore le live avec « Bernard’s song » et « Ma révérence » au piano.

Un moment intense. Un havre de plénitude. L’artiste a rempli son contrat. Une communion parfaite avec son public. Elle reste définitivement dans le cœur de ses fidèles.

Clémentine Nacache

 

 

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