KYLE EASTWOOD QUINTET

0
22

#NVmagLiveReport

le 04/05/2022 à la salle Juliette Gréco –Carros (06).

La salle affiche complet, quelques minutes supplémentaires sont nécessaires pour permettre à tout le monde de s’installer.
C’est tout sourire que Kyle Eastwood prend place avec ses quatre compagnons de route. Il dézippe la house de sa petite contrebasse de voyage, à peine plus grande qu’un violoncelle mais qui sonne comme une grande, nous ne tarderons pas à nous en apercevoir.
Si c’est son projet Cinematic, qu’il défend ce soir, il commence par une composition qui n’est pas une musique de film mais un hommage au fameux Ronnie Scott’s Jazz Club de  Londres où ils ont joué plusieurs fois. Puis viens le thème de La Sanction (The Eiger Sanction) « un film de mon père et musique du grand John Williams » nous dit-il. Le sax ténor de Brandon Allen et la trompette de Quentin Collins à l’unisson puis chacun son solo. On ne déroulera pas tout le set, Bernard Hermann, Henri Mancini, Ennio Morricone et même Kyle et Clint Eastwood sont convoqués musicalement sur la scène. Et aussi Lalo Schifrin avec la célèbre poursuite de Bullitt, un duo, Kyle Eastwood jouant sur ses quatre cordes, la Ford Mustang Fatsback de Steve Mc Queen et Chris Higginbottom est à la batterie et au volant de la Dodge Charger de Bill Hickman. De Carros à San Francisco en un instant par la magie du jazz. Autre grand moment, le « Love theme » extrait de Cinéma Paradiso. Ecrit par el maestro Morricone, Kyle Eastwood s’empare de sa basse électrique pour distiller tout en douceur, la ligne mélodique envoûtante suivit par un magnifique chorus de Brandon Allen au soprano. Dans un français quasi parfait où se mêlent des mots en anglais, le bassiste nous décrit chacun des morceaux que le groupe joue. Le set prend hélas trop vite fin, le public réclame un « encore » debout. Ils reviennent, « je ne vous dit pas le titre, vous le connaissez tous » nous dit malicieusement Mr Eastwood. Et de fait, il suffit des trois frappes sur les cymbales et des deux premières notes sur la contrebasse pour que tout le monde s’exclame « la panthère rose », Andrew McCormack derrière le magnifique piano Fazioli rajoute la petite touche de swing qui nous mène guilleret vers la fin du concert

On quitte la salle, les oreilles enchantées et on peut même retrouver les musiciens qui dédicacent leurs CD et vinyles et se prête sans prétention à la cérémonie des selfies.

Revenez quand vous voulez messieurs.

Jacques Lerognon

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici