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JAZZ À VALROSE

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Le 03/06/2025 au Parc Valrose – Nice (06).

Le soleil est encore haut dans le ciel, le public déjà nombreux quand commence la 3e édition jazz à Valrose. La soirée débute avec l’UniCA Jazz Band, le big band de l’université qui réunit, étudiant.e.s et professeur.e.s. Un orchestre qui, en plus de la section rythmique (piano, basse, guitare, batterie) et des traditionnels sax, trompettes, clarinettes et autres trombones, comporte des pupitres de cordes, violons et violoncelle. Et bien sûr chanteuses et chanteurs qui se succèdent au micro pour interpréter divers airs allant de la pop au jazz dans une bonne humeur et un enthousiasme qui font plaisir à entendre. Alternant vinyles et CD, un DJ met de l’ambiance pendant le changement de plateau. Moment qui permet à beaucoup d’aller se désaltérer aux stands à boissons avant la prestation du Big Band du Conservatoire de Nice dirigé par un Marco Vezzoso volubile et rieur. Une vingtaine d’instrumentistes (élèves ou profs) sur la scène pour un joli panorama de la musique en Big Band: de la bossa, du funk, du latino, du caribéen et pour finir du blues. Le tout garanti pur swing dans un décor enchanteur.

Retour du DJ, le temps d’installer le plateau pour la vedette du jour, la harpiste Sophye Soliveau. Elle vient faire quelques derniers réglages sur sa harpe et brûler une ou deux feuilles de papier d’Arménie. Elle revient peu après, pieds nus, tout de blanc vêtue, et entame son concert par un morceau en solo harpe-voix. L’envoûtement commence avant même l’arrivée de son groupe qu’elle accueille et présente avec beaucoup de chaleur. Le rythme est vite donné, les trois choristes donnent de la voix sur une mélodie déclinée sur la harpe puis basse et batterie entrent dans le jeu. Ça pulse. Le répertoire de son album « Initiation ». De la soul, du gospel, quelques traits de hip hop, l’influence des musiques afro-américaines est manifeste.  Elle mène très bien son show, se levant pour chanter en bord de scène avec seulement quelques cymbales de Japhet Boristhene qui ponctuent ses mots. L’émotion sourd lors du très beau duo avec le bassiste Eric Turpaud mais quand ils sont rejoints par le batteur, la musique tourne à l’afrobeat. On s’attendrait presque à entendre le son puissant d’un saxophone mais non… Le trio se suffit largement à lui-même. On ne voit pas le temps passer, les statues au loin donnent l’impression avec les beaux éclairages de se pencher sur le côté, comme pour mieux écouter elles-aussi. La fin du concert arrive…  Le morceau s’appelle « Leave » nous dit la chanteuse, non pas pour nous dire de partir mais pour évoquer tous ceux qui sont obligés de partir et aussi ceux qui ne peuvent que rester car ils n’ont nulle part où aller en Palestine, au Congo, au Soudan et dans bien d’autres endroits. Une ballade tout en finesse où les voix sont mises en avant. Le set prend fin avec un morceau plus rapide, plus rythmé. Avant un magnifique final a capella. Les six musiciens tout au bord de la scène en communion avec le public debout et une jeune spectatrice de 5 ou 6 ans qui crie bonjour, merci.
Parmi les mots des spectateurs qui quittent paisiblement le parc: « Cette Sophye, c’est de la dynamite. Quelle Claque, quelle énergie » ou encore « époustouflante. »

Jacques Lerognon

instagram.com/unica_culture

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