JAZZ à JUAN: SEBASTIEN FARGE – THOMAS de POURQUERY

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#NVmagLiveReport

Le 14/07/22 à la pinède Gould – Juan-les-Pins (06)

Comme tous les 14 juillet, c’est une soirée offerte aux spectateurs par la Ville d’Antibes.
Le soleil encore haut, fait briller les ailes argentées des mouettes dans le ciel.  L’accordéoniste Sébastien Farge et ses trois compagnons prennent place sur scène pour une première partie très frenchy.  Un voyage entre musique savante très écrite et celle plus improvisée du jazz. Un agréable cocktail où le musette pointe le bout de son nez dans des rythmes impairs. Les dialogues entre le piano et l’accordéon sont agréablement ponctués par une paire rythmique toute à l’écoute. Pris dans son élan, Sébastien Farge se lève parfois de son siège pour se balancer debout de droite à gauche à l’instar d’un guitar hero avec son gros accordéon noir. Lucia, le morceau final, le plus beau, le plus jazz, nous emporte littéralement, tout comme le batteur qui se sépare de ses balais pour une frappe plus énergique.

Il faut un peu de temps au staff technique pour modifier et installer le plateau pour le Supersonic de Thomas Pourquery. On entend encore un peu le ressac derrière la scène quand ils arrivent.

C’est le bugle de Fabrice Martinez dans un long solo qui permet aux autres musiciens de rentrer dans la danse.

Vêtu de l’une de ses superbes vestes imprimées, le leader rejoint son groupe et entame d’une voix très douce son chant, esquissant même un pas de danse ou deux, avant d’emboucher son alto pour un duo avec la trompette. Back To The Moon un bien bel hommage à la magnifique lune ronde, grosse et lumineuse qui se lève dans les pins derrière les gradins de métal.

Un show, un set, d’une grande intensité, des musiciens exceptionnels qui explorent le répertoire de leur dernier album, dédié à la lune. Vers 22h, lors de l’un des solos à l’alto, Pourquery cite quelques notes de la Marseillaise, c’est le jour ou jamais, avant de duotter avec le batteur Edward Perraud, pour le moins vigoureux. La musique part en free avant que le chant se fasse presque crooner soutenu par Laurent Bardainne au ténor. Le public est sollicité pour I Gotta Dream, bras en l’air, balancés de droite à gauche. Vient enfin l’heure d’accueillir le Brass Band Méditerranée. Une douzaine de trompettistes à droite et autant de trombones, tubas à gauche, tous de noir vêtus. Une puissance de feu assez détonante quand ils jouent tous ensemble. Deux thèmes Watusi  puis Give the money Back qui nous amènent vers un final explosif pimenté par le feu d’artifice tiré sur la baie qui démarre sur la dernière note de l’ensemble.
L’une des plus belles soirées du 14 juillet au Jazz à Juan depuis longtemps.

Jacques Lerognon

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