JAZZ à JUAN : 10 juillet 23

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#NvmagLive Report

Le 10/07/23 à la Pinède Gould –Juan-les-Pins (06)

Le 62e Jazz à Juan commence en mode swing avec la jeune chanteuse Samara Joy, 23 ans et déjà deux Grammy Awards. Puis Dee Dee Bridgewater et le Amazing Keystone Big Band et ses quinze musiciens.

Un trio piano-basse-batterie composé respectivement de Luther Allison au piano (un homonyme), Michael Migliore à la contrebasse et Evan Sherman à la batterie, accompagne la chanteuse. Elle puise ses chansons dans le répertoire des standards du jazz américain de Benny Carter à Thelonious Monk. Des thèmes sur lesquelles elle écrit parfois elle-même les paroles. Une voix sublime, virtuose sans faire le moindre effet de manche. Une tessiture impressionnante qui lui permet de chercher de superbes aigus sans effort apparent ou de nous envoûter avec ses graves profonds qui s’enroulent sur les trilles du piano. Elle conserve un swing de tous les instants quand elle chante du Mingus ou reprend un vieux tube de Stevie Wonder. Elle nous offre une magnifique interprétation du « Linger Awhile » qui l’a propulsé vers les sommets.

Pas de rappel, il faut préparer le plateau pour le Big Band qui suit mais Samara Joy nous propose de la rejoindre au petit matin pour un bain à la plage, juste derrière elle !

Le temps de se rafraîchir un peu, le Amazing Keystone Big Band s’installe et commence, sous la direction du pianiste Fred Nardin, un petit air d’échauffement, histoire de préparer l’entrée de la diva Dee Dee Bridgewater. Somptueuse tenue blanche, talons aiguille d’un rose flashy et lunettes de designer, Dee Dee est là. Un vieux tube, chanté par Ella, arrangé par Cecil Bridgewater, (son premier mari, nous dit-elle). Puis « Moon Indigo » où elle s’amuse à doubler le solo de trombone de Bastien Ballaz. Beaucoup de facétie dans le jeu de scène de l’américaine, des anecdotes, elle joue avec le public, dédie une chanson à sa petite fille Maya qui est parmi les spectateurs. Dans « Saint louis Blues », elle imite Louis Armstrong, la voix et… la trompette. Une petite pause instrumentale avec « Take The A Train » puis retour à Ella avec « A-Tisket, A-Tasket », une vielle comptine que Madame Fitzgerald avait transformé pour elle en 1938.  Dans sa setlist, on aura encore « Que reste-t-il de nos amours ? » en français puis en anglais, « Sometime I’m happy », « Moonlight In Vermont ».

On espère que Samara va rejoindre Dee Dee sur la scène, hélas non!
Après deux rappels, elle finit a cappella avec un « Amazing Grace » vibrant, les cigales se sont tues depuis longtemps!

Jacques Lerognon

1 COMMENTAIRE

  1. Tu as raison…dommage ne pas avoir eu Dee Dee et Samara Joy ensemble su scène…..
    À savoir qui est-ce qui n’a pas voulu…….

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