Découvrez le compte rendu du festival Les Nuits Guitares 2026
Les 04 et 05/07/2026 dans les Jardins de l’Olivaie – Beaulieu-sur-Mer (06).
Samedi 04/07/2026
À Beaulieu-sur-Mer, les Nuits Guitares offrent chaque été une parenthèse singulière où la musique se mêle à la douceur de la Côte d’Azur. Samedi soir, les jardins de l’Olivaie réunissaient tous les ingrédients d’une soirée réussie : un coucher de soleil sur la Méditerranée (les bateaux au mouillage), les oliviers centenaires, dans une atmosphère conviviale. Les festivités s’ouvrent dès 18h avec Ken Pop, avant de laisser place à Kid Sophie. Seule sur scène, guitare en main, l’artiste fait le choix de l’épure. Sa prestation, tout en retenue, repose sur une interprétation sincère et une présence discrète mais affirmée. Sans effets de manche, elle parvient à installer une véritable proximité avec le public. Le changement d’ambiance est assuré par Billie, formation majoritairement féminine (hormis le batteur) dont l’univers musical puise dans les sonorités pop rock. Les guitares aériennes et les nappes mélodiques évoquent parfois l’esthétique de The Cure, tandis que leur reprise de “Wuthering Heights”, de Kate Bush, constitue l’un des moments marquants de cette première partie de soirée. Une relecture inspirée, fidèle à l’esprit du morceau tout en affirmant sa propre identité.
La scène est ensuite investie par celui que beaucoup attendaient : Sam Sauvage. Derrière ce pseudonyme se dévoile Hugo Brebion, 26 ans, originaire de Boulogne-sur-Mer dans le Pas-de-Calais. Auteur-compositeur-interprète depuis 2016, il attire d’abord l’attention en 2023 grâce à ses vidéos DIY, tournées dans les rues de Paris, où il conjugue chanson, danse et mise en scène avec une esthétique déjà très affirmée. Son univers se nourrit autant de la chanson que du cinéma. Admirateur de Bob Dylan, qu’il cite volontiers comme le véritable déclencheur de sa vocation musicale, il revendique également l’influence de réalisateurs tels que Luc Besson, Wes Anderson, Quentin Tarantino ou Tim Burton, ainsi que des compositions d’Éric Serra. Autant de références qui participent à façonner un imaginaire singulier, où l’image occupe une place aussi importante que le son.
L’année 2026 marque une étape décisive avec l’obtention de la Victoire de la Musique dans la catégorie Révélation masculine. Une distinction qui confirme l’ascension d’un artiste désormais invité sur les principales scènes et festivals français. À Beaulieu-sur-Mer, Sam Sauvage apparaît fidèle à son élégance désormais emblématique : costume sombre, chemise blanche et cravate composent une silhouette immédiatement identifiable. Cette sobriété vestimentaire contraste avec l’intensité de son engagement sur scène. Dès les premières mesures de “Les Gens qui dansent (J’adore)”, le public est invité à entrer dans son univers. L’artiste parcourt la scène sans relâche, danse, multiplie les échanges avec les spectateurs et impose une présence généreuse, presque magnétique. Il défend un répertoire où se rencontrent chanson française, pop et touches électro. Sa voix grave donne une couleur particulière à des compositions remarquablement construites. Ses textes, empreints de poésie et d’une mélancolie diffuse, témoignent d’un regard attentif porté sur les comportements humains. Derrière une apparente simplicité se dessine une véritable maturité d’écriture, qui confère à ses chansons une résonance singulière.
Le concert fait naturellement la part belle aux titres de son dernier album, « Mesdames, Messieurs », avec les titres “Ne t’en fais pas pour elle”, “Un cri dans le Métro”, “J’suis pas bo” ou encore “Je ne t’aime plus” s’enchaînent avec une remarquable cohérence, révélant un univers où le spoken word côtoie des mélodies immédiatement accessibles. La soirée s’achève avec “La Fin du monde”, choisie pour conclure un concert qui n’aura cessé de gagner en intensité. Une ultime chanson accueillie par de longs applaudissements, à l’image de l’enthousiasme suscité tout au long de la prestation. Dans le cadre préservé des jardins de l’Olivaie, Sam Sauvage confirme qu’il appartient désormais à cette nouvelle génération d’artistes capables de concilier exigence d’écriture, identité musicale forte et véritable sens de la scène. Une prestation qui s’inscrit parmi les temps forts de cette nouvelle édition des Nuits Guitares et qui laisse présager un parcours appelé à s’inscrire durablement dans le paysage musical français.
Aurélie Kula
Dimanche 05/07/2026
Cette année le rock est bien présent pour ces trois jours, et le dernier ne fait pas exception. Les jardins de l’Olivaie sont le cadre parfait pour un festival. Et c’est un groupe de rock féminin formé en 2004 à Antibes qui ouvre le bal et il n’est pas venues faire de la figuration mais pour jouer du rock et l’énergie est là! Il y a des riffs d’excellents solo faites par Marie. Tout y est! Le public est ravi. Max Baby n’est pas un inconnu car il a collaboré avec Clara Luciani et Weyes Blood. En solo, il propose un intéressant mélange entre electro et rock, partant même dans des incursions de heavy. Il donne beaucoup d’énergie sur scène et séduit l’audience.
A l’origine la tête d’affiche était le groupe américain Rival Sons mais suite à l’annulation de la date c’est Skip The Use qui le remplace. Toutefois, la soirée n’était pas perdue car les Skip The Use ne sont pas des amateurs! Leur mélange de funk rock reggae et electro et l’énergie du chanteur Mat Bastard va chauffer le public et le faire bouger. Le light show est excellent. «People In The Shadow» est dédié aux oubliés de notre société. Il alterne leurs tubes avec une version très personnelle de «Boys Don’t Cry» de The Cure. Skip The Use a réussi son concert et conquis le public! Bravo à eux!
Laurent Therese
📸 Sam Sauvage par Aurélie Kula.
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