Découvrez le compte rendu du concert d’Angélique Kidjo
Le 28/07/2026, dans le cadre des Nuits de Robinson, au Théâtre Robinson – Mandelieu (06).
Je ne sais pas si vous connaissez « Give It Up », le standard hip-hop de l’iconique Public Enemy. Le groupe y conseille de laisser tomber la délinquance pour la lecture et le jeu d’échecs ? Dans le clip, l’immense Chuck D. représenté en marionnette des “Thunderbirds”, une série rétrofuturiste qui nous faisait rêver enfant, sort son arme ultime, le « culture ray », à même de transformer à distance un revolver en livre. Cette image m’a toujours fait rêver et mon fantasme ultime voudrait que puisse l’employer pour influencer les programmateurs de festivals à booker les groupes que je préfère pour me faire des concerts sur mesure !
Je ne sais pas si Claire Rolando, la responsable de la programmation des Nuits de Robinson à Mandelieu, a reçu le Culture Ray que je lui ai envoyé mais elle a bien programmé hier soir Angélique Kidjo, une des artistes que je désire le plus voir sur scène.
Angélique représente pour moi un exemple quand tout va bien, un repère quand tout va mal et plus que tout le reste, un délice à déguster sur scène. L’artiste béninoise en plus d’être une chanteuse et une compositrice divinement inspirée et une live performeuse surdouée, représente pour moi, l’archétype, le parangon ou l’idéal de ce que doit être un humain en 2026. Au confluent de tout ce qui se passe d’important sur terre, elle éclaire sa vision du monde de son énergie et de sa culture béninoise et elle sait comme personne en faire une musique aussi entrainante à danser, que motivante à être une meilleure version de soi-même.
Sur scène hier soir, dans un cadre et des conditions techniques parfaites, une habitude des Nuits de Robinson, elle a été divine, comme toujours. Elle a interprété un répertoire comprenant des chansons de son dernier album « Hope », chantées en anglais pour l’universalisme, comme les standards en langue fon, qui ont constellé sa longue carrière.
Et nous qu’avons-nous fait ? On s’est délecté de chacune de ses paroles, de chaque mesure qu’a interprété un band magistral de 4 musiciens. On a dansé aussi, réfléchi à notre place dans le monde qui nous entoure et ressenti chacune de ses vibrations qu’Angélique sait partager comme personne ! Que dire de ce qui s’est passé quand celle, que l’impératrice Miriam Makeba en personne a autorisée à reprendre son titre honorifique de « Mama Africa », a entonné “Malaïka”, “Africa” ou encore “Pati Pata” ? Une explosion des plus rarissimes à chaque morceau, de celles qui vivent en nous plusieurs jours pour qu’à chaque instant du jour ou de la nuit, un entêtant « Ashè é maman, ashè é maman Afirika » résonne en vous et vous émeut au point de faire convulser votre corps et vibrer votre âme. Merci Les Nuits de Robinson. Merci Angélique, tu es GRANDE !
Emmanuel Truchet
📸 Angélique Kidjo par Sylvain Delaissez.
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