MICHEL BORLA : Août ou juillet

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(Autoproduit)

Cinq et demi, comme dirait Federico ! Le français ne se désarme pas et nous propose un magnifique EP 7 titres. Autrefois on aurait dit un mini album, mais qu’est-ce qu’un album de nos jours si peu matériels ? Cette petite demi-heure passe comme un rêve et les habitués de Michel y retrouvent ses traces. Nostalgie, non pas du temps passé, mais des êtres croisés, amis, amants, parents, tous destinés à s’en aller. Sous ses arpèges cristallins, ses cordes, son écrin acoustique encore plus fin qu’à l’habitude, il nous rappelle toujours notre belle futilité, notre pauvre humanité appelée comme ses personnages à disparaître. Et cette voix toujours en brisure, en fêlure, en demi-feinte. Chœurs et tierces embellissent ici le propos, qui demeure une ode aux instants grappillés sur la mort. Lumineux, intenses.

On l’appréciera, à nouveau et toujours, pour son honnêteté et on le retrouvera sans aucun doute pour sa prochaine moisson.

Jean-Jacques Massé

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