JERRY CORNELIUS : The Disappearance of Miss Fraser

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(Autoproduction)

Il s’agit du deuxième album depuis la renaissance du groupe. Ici, Jerry Cornelius effleure le rock progressif de Camel. Là, il faut plutôt fouiller dans les pépites acoustiques du Genesis de 71 pour trouver un écho aux acrobaties mélodiques de ce chant Wyattien, porté loin par des tapis de guitares oniriques finement entrelacées. Harmonies vocales, structures à tiroirs, JC fait clairement de la pop au sens noble du terme.

Chaque titre est une destination imprévisible, tant pour la musique que pour les textes, qui sollicitent nos imaginaires et ouvrent vers des propos existentiels, parfois sombres (et la voix qui prend des accents d’un Robert Smith apaisé… ou bien est-ce Eno ?), convoquant une galerie de personnages qui pointent la désillusion ou l’enfermement sur des tempos parfois Floydiens. Métaphysiciens du rock prog, je ne sais pas, des orfèvres de la pop, certainement.

Michel Borla

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