JERRY CORNELIUS : Hawking for Ages

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Formé en 1988 à Nice, Jerry Cornelius n’avait plus donné signe de vie depuis le milieu des années 90 où il connut son heure de gloire en apparaissant dans la playlist des Inrocks ! Autant dire que le premier réflexe à l’annonce de cette reformation est de sentir le coup marketing, les gars sont rattrapés par le fisc et ils ont besoin de payer leurs impôts. Mais passé le doute, force est de constater que l’envie est bien là et que ce groupe avait encore des choses à dire. 

Enregistré durant l’été 2020, l’album compte 11 morceaux. Le tout forme un ensemble cohérent, de l’intro carillonnante d’« Apes on Marble Arch », aux grands espaces de western, pour finir par un morceau de huit minutes tiré d’une bande originale d’un film imaginaire… On voyage ainsi entre les influences pop / new wave du groupe, tout en retrouvant avec plaisir le chant de Jean-Jacques et les arpèges de Cecil. Après la reformation et le nouvel album, on attend maintenant la tournée d’adieu !

Fabrice Le Querré 

 

 

 

2 Commentaires

  1. Pour cause d’absence dans la région j’étais passé à côté de ce groupe dans les années 90 et il me tarde de remonter le temps et de découvrir leurs opus précédents. Cet ‘Hawking For Ages’ est un véritable voyage dans ce que la pop progressive inspirée de l’Ecole de Canterbury (my twopence) a pu produire de plus intelligent hors des méandres cérébraux dans lesquels elle a pu se perdre parfois. Oui, j’ose le terme ‘intelligent’ si rarement utilisé de nos jours. Intelligence des structures, des mélodies, finesse des arrangements et des textes énigmatiques qui dévoilent peu à peu leur contenu imaginogène. Combien ces titres sont stimulants pour qui accepte le voyage dans des contrées peu explorées par la pop d’aujourd’hui. Jerry Cornelius sait nous emmener loin sans nous perdre. Combien de groupes à la recherche du consensus tiède ou bien à la remorque de l’air du temps en sont capables aujourd’hui?

  2. Quel plaisir que d’entendre de belles mélodies et de beaux arrangements délivrés par ce duo pop/rock. J’avoue, j’ai un faible pour l’envoutant et rythmé « Pacific Eavesdropping », mais aussi pour l’ambiance mystérieuse de « Hawking to the stars » qui balade son rythme lancinant sur 6’26 ». Jerry Cornelius sait nous transporter et de portées emportés nous berce par la douce voix de Jean-Jacques et par les riches arrangements de Cecil dans de belles contrées musicales aux couleurs anglosaxonnes.

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