Révélée au grand public grâce à la ”Star Academy”, Ebony ouvre un nouveau chapitre avec ”Ménélik”, un premier album aussi intime qu’ambitieux. Entre quête d’identité, influences assumées et rêves de scène, l’artiste se livre sans détour sur la naissance de ce projet profondément personnel.
Avec Menelik, tu dévoiles un projet très personnel. Quelle était l’idée ou le message principal que tu voulais transmettre à travers cet album ?
À travers ce premier album, il y avait déjà une volonté d’être à 100% moi-même, dans les choix artistiques comme dans les sonorités, et de rester fidèle à mes influences. Au niveau du message, il s’agit aussi de retrouver qui l’on est au fond de nous, en enlevant tout ce que la société, les codes ou les cases peuvent vouloir projeter sur nous, pour se libérer d’un certain formatage et rester soi-même à 100%.
Le titre « Ménélik » intrigue beaucoup. Quelle est son histoire, et pourquoi avoir choisi ce nom pour ton premier album ?
Mon premier album s’appelle « Ménélik » parce que, dans mon univers, l’histoire de l’Éthiopie est très présente. Je porte le prénom Queen Sheba sur ma carte d’identité et, avec mon aventure à la Star Ac puis le début de ma carrière, les gens ont été très intrigués par cela. Ce nom a aussi pris beaucoup de place pour moi, un peu comme une forme d’alter ego. Je suis également très intéressée par l’histoire de la reine de Sheba. Son premier enfant s’appelle Ménélik, et je trouvais intéressant de faire un parallèle entre mon premier album et son premier enfant.
C’est très personnel, et on a envie de découvrir toute l’histoire de l’album à travers ce titre.
Si tu devais choisir ton titre favori, lequel choisirais-tu et pourquoi ?
C’est une question très compliquée, parce qu’il est souvent difficile de choisir parmi des titres qu’on aime différemment. Je pense que je choisirais « Ce rêve d’enfant », parce que j’adore le performer, et aussi parce que c’est l’un des morceaux les plus personnels. Même si, pour moi, le plus personnel reste « Le misère », j’aime vraiment beaucoup cette chanson.
Quelles ont été tes influences musicales pour l’album ?
Pour l’album, ce sont un peu toutes les musiques que j’écoute depuis que je suis jeune, et elles sont très nombreuses. J’en oublierais forcément quelques-unes, mais on peut citer Michael Jackson, Christine and the Queen, Lady Gaga, Beyoncé, Rihanna, et même la musique caribéenne.
Le public t’a découverte lors du télé-crochet de la Star Academy, moi aussi. Que retiens-tu de cette expérience ?
Je retiens énormément de choses, mais surtout l’apprentissage de la scène. Il s’est passé beaucoup de choses, on progresse énormément, et on rencontre beaucoup de gens. C’est une aventure très humaine, parce qu’on n’est pas seul : on est entouré de 15 autres personnes qui ont le même rêve que nous. On rencontre aussi beaucoup de gens à la sortie, notamment avec la tournée. Je pense que c’est la première étape vers le rêve de devenir artiste.
Justement, en parlant de la Star Academy, je me posais une question : on vous voit ensuite sur scène, on vous apprend beaucoup autour du chant avec les cours, la scène avec les primes, puis la tournée. Mais comment s’est passée la transition, du côté création, pour faire un album ? Tout ce côté créatif, organisationnel, comment cela s’est-il déroulé ?
Il faut justement trouver une équipe avec laquelle on s’entend bien, et avec qui la communication autour de mon univers se passe bien. Moi, j’avais déjà à peu près une idée en tête de ce que je voulais faire depuis longtemps, même avant la Star Academy. Le plus compliqué pour moi, c’était de le communiquer et de trouver les personnes qui allaient réussir à me comprendre. La transition s’est donc faite assez simplement.
Concernant le « Ménélik Tour », qui permet de faire vivre toutes tes musiques, comment as-tu imaginé le passage du studio à la scène ?
Cela s’est fait assez naturellement, parce que, quand je suis au studio, je vois beaucoup d’images, et c’est pareil pour l’équipe. Pour moi, le plus important sur scène, c’est de faire ressentir les émotions que j’ai éprouvées au moment des enregistrements des chansons, et aussi d’ajouter cette dimension de danse et de show que j’imagine au moment de créer les morceaux. Il y a une volonté, une ambition en tout cas, d’essayer de faire voyager le public avec nous, de l’emmener, et de le faire se libérer un peu, pour qu’il puisse se sentir libre d’exprimer sa joie et toutes les émotions qu’il peut ressentir en regardant le show.
Tu seras aussi cet été sur plusieurs festivals. Qu’attends-tu d’une rencontre avec le public dans le cadre d’un festival ? C’est un contexte légèrement différent de la tournée en salle.
Je n’attends pas forcément quelque chose du public. Dans ce genre de cadre, c’est plutôt à l’artiste d’avoir un service à rendre au public. C’est très différent des concerts, et ce que j’aime surtout en festival, c’est le fait de savoir qu’il y a certes une partie du public qui vient te voir et qui connaît peut-être déjà tes musiques, mais aussi une bonne majorité de personnes qui viennent découvrir des artistes ou qui sont là pour d’autres artistes. Donc, de mon côté, cela devient une sorte de défi : me dire qu’il y a des gens qui ne me connaissent pas, et que mon rôle est de les emmener avec moi, dans mon univers, de me présenter, pour qu’ils ressortent du show en se disant : « Ah, j’ai beaucoup aimé ce qu’elle a fait, j’ai envie d’aller écouter davantage son projet. »
C’est vraiment une manière de transporter les gens. C’est ce qui est chouette avec les festivals : c’est aussi une porte ouverte à la découverte pour tout le monde.
Oui.
En novembre, tu monteras sur la scène de l’Olympia. Que représente cette date dans ton parcours ? Les lettres rouges font quand même leur effet.
J’ai encore du mal à réaliser, et je pense que lorsque j’y serai, ce sera encore une nouvelle étape dans ce rêve, dans cette carrière. C’est une salle mythique, et cela va me faire quelque chose. Quand on m’a annoncé que j’allais faire l’Olympia, je me suis dit : « Waouh, c’est peut-être un peu tôt. » Je n’avais pas encore sorti de projet, donc c’était très compliqué mentalement de se dire que j’étais déjà à ce stade de ma carrière, qui est encore jeune. Mais je suis très contente, très honorée de pouvoir le faire. Je pense que c’est le rêve de beaucoup d’artistes. Ce sera un soir de fête.
Après « Ménélik » et cette tournée, as-tu une vision des prochaines étapes, un rêve à atteindre, une collaboration que tu aimerais faire ?
La suite, c’est de continuer à faire en sorte que mon message touche le plus de personnes possible, en tout cas qu’il touche au cœur. Artistiquement, j’ai envie de continuer à écrire l’histoire que j’ai commencée dans « Ménélik ». Et puis, peut-être, dans cinq ans, un Bercy, pourquoi pas.
Clara De Smet
Le 24/07/2026, dans le cadre du Delta Festival, sur les Plages du Prado – Marseille (13) et le 08/11/2026 au Rockstore – Montpellier (34).
Site officiel de l’artiste : instagram.com/ebonyqueensheba
📸 Ebony par Félix Devaux.
#NouvelleVagueZoom










