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Forte de sa reprise de « Zina » de Babylone, Ouidad se lance avec ses chansons « Casa » et « Je reste », qui rencontrent également leur public. Dans cette interview, elle revient sur double carrière, sa passion pour la musique qu’elle a décidé d’embrasser pleinement, ainsi que ses nouveaux projets.
Comment gères-tu l’adrénaline entre les réunions de famille et ta vie professionnelle ?

(Rires) Je ne gère pas ! Je ne suis pas encore formée et survis avec mon stress. Je le subis encore un peu et suis encore dans le processus pour l’appréhender. Quand je stresse, je perds un peu mes moyens. Il se passe beaucoup de choses que je ne réalise pas trop. Quand je suis sur scène : ça y est je fais ce que je sais faire.

Comment as-tu passé le cap entre proposer des reprises avec lesquelles tu t’es d’abord faite connaître à écrire tes propres chansons ?

J’en ressentais le besoin. Je faisais des reprises mais je sentais que j’arrivais à bout de ce que je pouvais montrer par rapport à ma voix. J’avais besoin de m’exprimer en tant qu’artiste, de dire des choses aussi, de créer. C’était ce qui me faisait le plus vibrer. Je me disais « ah ok j’adore chanter mais j’aimerais bien faire des choses à moi ». Tous les morceaux ont été co-écrits avec Brav également.

Dans certaines chansons tu es clairement influencée par tes origines marocaines. Est-ce que tu es aussi influencée dans ta musique par des artistes francophones ?

J’écoute de tout. Dans ma playlist, on y trouve du rock, de la pop, de l’italien, de l’arabe, de la house, de l’afro, de l’urbain. Ça n’a pas tellement de cohérence, ça va dans tous les sens… mais j’aime !

Dans la couleur musicale, cela peut faire penser à Indila. Est-ce qu’elle a fait partie de tes influences musicales ?

On me l’a beaucoup dit. Ma voix est assez orientalisée, ça doit être pour ça. Je ne me suis jamais inspirée de cette artiste mais je vois les similitudes qu’on peut me porter.

Tu évolues dans deux mondes très différents. Quel point commun pourrais-tu trouver entre la médecine et la musique ?

Dans les deux cas, j’essaie de faire sourire les gens et de faire du bien aux gens.

Quels sont tes projets futurs ?

Je vais prochainement sortir un EP. J’aurai aussi également la chance de faire une deuxième scène parisienne. J’ai hâte.

Tu accordes de l’importance à chanter à la fois en arabe et en français. Tu as donc ce rapport aux langues particuliers : comment souhaites-tu les utiliser dans ton prochain EP ?

Je pense que ce sera majoritairement du français. C’est la langue dans laquelle je suis le plus à l’aise. L’arabe chanté est vraiment sublime, ça fait partie de moi. Automatiquement, il y aura de l’arabe mais pas tout le temps.

Y trouvera-t-on encore des reprises dans cet EP ? 

Non, je ne pense pas. Après en représentation, j’en chante toujours (notamment « Zina » de Babylone et « Emiliana » de Ckay). Beaucoup de gens m’ont découvert grâce à cela. En festival, c’est important de rattacher un lien familier avec un public qui ne connaît peut-être pas mes chansons.

Que peut-on te souhaiter pour la suite ? 

Faire le maximum de choses qu’un artiste puisse faire. Si je peux toucher le plus de personnes c’est ce qui me ferait le plus plaisir. Je souhaite être reconnue pour ma musique et faire un maximum de scènes. J’aimerai tout simplement évoluer. En ce moment, sur scène j’ai deux musiciens, -ce qui est déjà fantastique-, et j’espère que j’en aurai plus encore. Partager la scène avec des danseurs et faire de grandes scènes aussi me plairait beaucoup. Un vrai show !

Un dernier mot ? Une raison de te suivre dans tes aventures musicales ? 

Suivez-moi parce que sur scène on s’amuse bien ! Je travaille beaucoup … Beaucoup de choses arrivent bientôt ! Je ne compte pas en rester là (rires) !

Clémentine Nacache

facebook.com/ouidadmusic

Photo : Philip Ducap.

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