Chaque année, les sélections régionales des Inouïs du Printemps de Bourges donnent lieu à deux soirs d’auditions live dans chacune des 29 antennes territoriales. Elles permettent aux conseillers et aux équipes des Inouïs du Printemps de Bourges de retenir un certain nombre de projets, ainsi propulsés sur la scène du festival pour une dernière étape du dispositif ; une opportunité rare de visibilité et de professionnalisation pour les artistes. Sur les 33 projets retenus nationalement, deux sont issus de la cuvée P.A.C.A. et Corse. Entre la folk psyché léchée du duo Tessina et le rock épileptique du quatuor Le Bleu, c’est la catégorie pop/rock qui fait briller notre région. Zoom sur les lauréats 2026.
TESSINA

Tessina, duo folk singulier, s’est fait les dernières années une place de choix sur les scènes phocéennes. Et pour cause, outre une expérience forgée sur divers projets, le duo Tessina (au chant et à la guitare) et Stella (à la batterie et au chant) invente une folk injectée d’influences orientalo-psychédéliques marquante. Objet onirique, Tessina transporte ainsi l’auditeur dans l’intemporalité d’une indie folk aigre-douce, avec les marqueurs préférés des amoureux du genre : un alliance de caresses et de sursauts. Sur scène, on découvre le charme d’une scénographie pensée comme perdue dans un temps et des contrées lointaines : vaporeuse et percussive à la fois, la musique de Tessina est enivrante et magnétique, et ne manque jamais d’aller emprunter des humeurs offensives et puissantes au rock. Déjà bien repéré par la filière régionale, le duo faisait début mars la première partie de la grande Shannon Wright, à l’Espace Julien.
LE BLEU

Groupe de rock indé toulonnais semblant tout droit téléporté des bar à rock d’outre manche, Le Bleu enivre l’auditeur de riffs frénétiques exécutés avec une précision et une énergie nourries au travail et au talent. Formé par Hugo Pezery, au chant, Arthur Pavillon, à la guitare, Barnabé Pinel à la batterie et Patricia Paoli, à la basse, le quatuor va piocher chez ses pairs idolâtrés la poésie chantée (en français !) de quelque Zed Yun Pavarotti, la puissance cathartique et enragée du rock de Fontaines D.C., ou les sonorités très british de Wunderhouse. Sur scène, les mélodies chantées avec une maladresse maîtrisée et touchante s’opposent à des lignes instrumentales et rythmiques brutes et soutenues. Déjà très suivi, le groupe connaît depuis 2024 une ascension ininterrompue, foulant autant les scènes des petites scènes rock que des festivals régionaux.
Lucie Ponthieux Bertram
#NouvelleVagueZoomSudEst









