Maillon de la souterraine mais solide chaîne rock de l’hyper-centre marseillais, le Léda Atomica – LAM pour les connaisseurs, est une petite salle des hauts de la rue Saint-Pierre. Elle est aussi indispensable à la scène locale qu’encore inconnue de certains.
Le Léda, avant la salle, c’est d’abord un groupe de punk rock marseillais à succès (au delà de la très belle, célèbre et dénudée toile de Dalì) formé dans les années 90 par Phil Spectrum et Nick Zaroff ; puis une association et un label artistique, le LAM (M pour Musique). Tourné vers les arts de rue et le spectacle vivant, vers la musique et les collaborations, il vit des jours créateurs pendant plusieurs années, et acquiert une petite salle dans le 5ème, à Marseille, en 1999. À l’aube du Covid et après la disparition de Phil, son fils – Tom Spectrum – accompagné de Piloo et Thomas Lefuret, reprend la gestion du lieu et en imagine une version plus tournée vers la diffusion, en plus des résidences. À coup de travaux scéniques et acoustiques, la salle s’ouvre au live et au public, proposant une panoplie de concerts hebdomadaires. Sur un format toujours associatif et des horaires d’ouverture de première partie de soirée, le lieu offre à la découverte des groupes émergents ou plus confirmés. Principalement de la scène locale et rock, mais pas que : mini festivals et événements artistiquement plus larges sont régulièrement proposés par l’équipe, qui a pour envie de régulariser la transformation totale de l’espace et des formats.
Totalement choisi par les groupes et reversé à ces derniers, le prix d’entrée ne semble souffrir d’aucune inflation et reste très (très) accessible. Ainsi, le public – outre une base de fidèles habitués, se renouvelle et s’élargit. Sur les dates à venir, les programmateurs conseillent particulièrement la fin de tournée de SovoX et Catchy Péril, deux très bons projets phocéens qu’ils soutiennent et admirent et on les comprend (le 16/11). Tout comme le concert de Murder at the pony club (le 11/01), le plateau metalcore du 18/01, le concert de Facs et La Coupure (le 16/02), de Tacoblaster (le 22/02), ou la release party de Joe la Truite (le 01/03).
Les désirs actuels du Léda vont aussi vers le développement de l’accompagnement d’artistes sur le plan scénique et des résidences en conditions live. Les nôtres, de soutenir ce genre de lieux nés de la passion musicale.
Lucie Ponthieux Bertram










