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OAI REGGAE PARTY

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Le 27/03/2026 au Bus – Draguignan (83).

Tout le monde se rappelle le mythique western, “Le bon, la brute et le truand” et son mythique trio qui part à la recherche d’un coffre rempli de dollars, sa mise en scène magistrale de Sergio Léone et la musique vibrante d’Ennio Morricone qui entretient et scénarise le suspense à couper au couteau. Quand j’ai su que Oai Reggae Paty se produisait au Bus, c’est ce pan de l’histoire du cinéma et ce casting de rêve qui m’est venu immédiatement à l’esprit.

Leur coffre plein d’argent à eux, c’est plutôt un public en transe, les bras en l’air qui hurle tout ce qu’il sait ! Nous n’avons pas là, affaire à des artistes en devenir ou à des gens qui se cherchent avec des chansons à texte mais à des majors de promo de l’école supérieure du reggae marseillais, des titulaires des palmes académiques du chant syncopé, des médaillés d’or du conservatoire du groove option accent provençal mais avant tout des experts patentés es-bordel musical organisé. 

Le “Bon”, tout d’abord, c’est Toko Blaze, l’ex-rappeur de Vitrolles devenu pourfendeur marseillais des valeurs républicaines 2.0, du bonheur de vivre dans la différence. Toko c’est celui qui apporte la sagesse africaine, le flegme réfléchi hérité de ses racines camerounaises et le fond à l’ensemble. Toujours aiguisé et pertinent, Toko c’est la tempérance positive, de celles qui secouent les méninges. Profitez-en bien car de la sagesse et du flegme, il ne va pas y en avoir tant que ça.

Ensuite vient la “Brute”, Gari Greu, émérite membre de Massilia Sound System et fondateur de Oaï Star. Pour lui, il faut que ça cogne pour ambiancer. Les guitares saturées ? La batterie qui bastonne ? Les publics délurés ? rien ne lui fait peur, il a survécu à tout ! Torse nu devant son public en transe ou hurlant pour chauffer la foule, rien ne peut l’ébranler. Le jour de la fin du monde, s’il n’en reste qu’un ce sera lui, il sera là à hurler et à chanter les bras en l’air sur les ruines encore chaudes de notre monde disparu … même pas peur ! 

Le “truand” c’est Lionel Achenza, le maître de cérémonie de Raspigaous, rien de moins. Son kiff à lui, c’est la puissance de la vocalise, la parfaite justesse du chant, les lyrics pertinentes et engagées qui emportent le public, un sens inné du show quelques soient les circonstances et une présence sur scène qui n’a jamais connu, depuis le siècle le dernier, la moindre baisse de puissance. Jamais avare d’un coup fourré sorti de derrière les fagots pour faire exploser l’ambiance, le vrai maître, c’est lui.

On pourrait croire que ce powerful trio se suffise à lui-même, mais c’est sans compter sur Denis Rastyron Thery, le travailleur de l’ombre qui agit en loucedé, en mode quasi furtif derrière les bêtes de scène. Denis, c’est le metteur en scène autant que l’architecte musicien, en résumé un mix savant de Sergio Leone et Ennio Morricone qu’on aurait compressé en un seul être. Ce maître de la syncope au clavier qui a fait briller IAM au Vélodrome, sait tout faire, un couteau suisse du studio comme du beat et du mix, en résumé la tête pensante et agissante qui donne vie à ce quatuor détonnant. Quand on ajoute toute cette expérience, ce talent et cette perfection de casting, on ne peut qu’être rassuré.

Emmanuel Truchet

facebook.com/ORP

📸 Oai Reggae Party par Frederic Artel.

#NVmagLive #OaiReggaeParty

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