PEILLON JAZZ FESTIVAL (Soir3)

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Le 30/06/2024 sur la Place Arnulf – Peillon (06).

Dimanche à Peillon pas moins de trois concerts. À l’heure de l’apéro, les deux directeurs artistiques présentent leur trio (à quatre). A la nuit tombée, un hommage à Claude Nougaro et pour finir, jusqu’à tard dans la nuit, le très dynamique quintet de Ludovic Louis.

Vers 19h donc, Alban Leloup et Thomas Layrac troquent leurs casquettes d’organisateurs pour celles de musiciens. Double trio car c’est Gilles Triquenot qui tient la contrebasse dans les premiers morceaux. Les thèmes qu’ils jouent sont de la main et du clavier de Thomas. Il nous dit que le sentiment qui l’inspire est la mélancolie et, de fait, c’est plutôt des ballades qu’ils interprètent alors que le soleil finit sa courbe descendante.  Ballades, tempos lents sur une frappe assez énergique de Thierry Chausse. Joli hiatus. Changement de bassiste, Alban, très concentré, prend place sur scène. La balade en ballades continue avec un très beau moment leur version de « Fragile », la magnifique chanson de Sting. Ils sont rejoints par Ludovic Louis et son buggle. Le set se finit sur une berceuse, « Nina nana » que le pianiste dédie à sa petite fille.   

La nuit est tombée mais l’ombre tutélaire de Claude Nougaro flotte sur la place Arnulf. Il le sait surement Pierre-Alain Goualch, Diego Imbert et André Ceccarelli vont lui rendre hommage d’abord en trio puis avec David Linx et son chant si singulier.  C’est avec « Tu verras » qu’ils débutent le set. A la fin du morceau, André Ceccarelli se lève et dédie la soirée au guitariste Sylvain Luc qui était sur cette même scène en 2023 et qui nous a quitté au mois de mars. David Linx fait son entrée, le jazz et là la java s’en va… « Vie Violence » permet au chanteur de faire un clin d’œil à Richard Galliano, le compositeur de cette chanson. Les tubes se succèdent avec, entre autres, une adaptation en anglais de « Visiteur » et le petit moment de bravoure de « à bout de souffle », joué et chanté sur un tempo vraiment rapide. C’est avec « Autour de Minuit » en rappel qu’ils cèdent la place aux techniciens qui préparent le plateau pour le dernier set du jour.

Et un concert de Ludovic Louis cela ne se raconte pas, cela se vit. Intensément. On retrouve deux des musiciens de Monsieur Mâlâ, entendu la veille, Nicholas Vella aux claviers et Yoann Danier à la batterie. Le petit groupe est complété par les deux manches d’Anthony Jambon à la six-cordes et Laurent Salzard, caché derrière sa casquette, à la basse 5 cordes. Le trompettiste a fait ses classes avec Lenny Kravitz et cela joue beaucoup, tant dans sa musique que dans sa présence sur scène. Il parle beaucoup entre les morceaux, il fait danser, chanter et bouger le public tout en dansant, chantant et soufflant dans sa trompette. Et surtout il offre une belle place à ses compères. Solos de guitare, solo de batterie, duos avec les claviers et grande complicité avec Anthony Jambon. Il rend hommage à Gail Ann Dorsey, la bassiste de Bowie et de M en chantant une belle ballade sur un lit d’arpèges de guitare.

Suivra une petite fight Rhodes-Epiphone arbitré par basse et batterie. Une spectatrice vient lui demander une chanson, pas prévue au programme mais qu’importe, il la joue une fois encore en duo avec guitare.  L’heure tourne la fin prévue du concert arrive, il fait monter sur scène le représentant de Rhodes qui va jouer … du Rhodes. Puis Éric Legnini prend sa place. Même si une certaine fraîcheur s’est installée sur la place du village, une grosse ambiance réchauffe l’atmosphère. L’appel des navettes se fait sentir, certains quitte leurs sièges, d’autres resteront longtemps encore.

Jacques Lerognon

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