NESRINE

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Le 20/03/2025 au Théâtre Alexandre III – Cannes (06).

Pour cet antépénultième jeudi du jazz de la saison, le théâtre Alexandre III et son équipe accueillent la violoncelliste-chanteuse (à moins que ce ne soit la chanteuse-violoncelliste) Nesrine.  Elle se présente en trio avec la percussionniste Anissa Nehari et le claviériste Léo Jassef. Ces deux derniers jouent aussi ensemble dans le formidable trio Mÿa de Robinson Khoury que l’on espère voir sur cette même scène bientôt. La musique de Nesrine est un agréable melting-pot de pop et de musiques orientales dans laquelle on décèle par instants des influences jazz et classiques. Rappelons que Nesrine a été violoncelliste dans l’orchestre de Daniel Barenboïm avant de bifurquer vers une carrière solo. On retrouve beaucoup de chansons de son dernier album « Kan Ya Makan » (Il était une fois) chez Act Music, telle « Dounia » où la chanteuse demande au public de l’aider pour le refrain. Ou plus tard « Selma ya Salama », une ritournelle de Sayed Darwich, popularisé par Dalida. Nesrine chante en arabe, en français (parfois les deux dans la même chanson) mais aussi en anglais.

On fait de constant aller-retour des deux côtés de la Méditerranée. Les mélodies sont soutenues et propulsées par les magnifiques et inventives percussions d’Anissa Nehari : cajon, calebasse, bendir ou petite caisse claire qu’elle frappe avec une large brosse à peindre en lieu et place du traditionnel balai jazz. Léo Jassef quant à lui enrobe avec son synthé – un Prophet 6, très en vogue en ce moment – les paroles de Nesrine quand il ne duotte pas avec le violoncelle électrique dans des passages électro-psychés, hors du temps. Le concert se fini par non pas un mais deux rappels dont « Perfect Man » chanté à trois voix, étrange relecture des contes de fées, qui met la salle, enthousiaste, debout.

Jacques Lerognon

nesrinemusic.com

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