Le 06/09/2025 à l’Opéra de Nice (06).
Pour la deuxième année consécutive, l’Opéra de Nice a choisi d’ouvrir sa saison avec du metal. Une initiative de Bertrand Rossi, directeur de l’opéra (en collaboration avec Imago Production) qui a pu faire grincer quelques dents, mais qui s’avère être un pari gagnant : l’alliance entre un lieu prestigieux et un genre souvent marginalisé fonctionne à merveille. Dès l’après-midi, l’ambiance est donnée. Une scène installée devant l’Opéra accueille plusieurs formations locales, (dont le contrebassiste niçois Merakhaazan), offrant une mise en bouche énergique et fédératrice.

Le soir venu, la salle est comble. C’est le trio niçois Azelma qui ouvre la soirée. Leur death metal percutant impressionne par la maîtrise technique et la cohésion du groupe : Romain Vale à la guitare, Tristan Raverdino au chant et Mealan Lopez à la batterie. Porté par un jeu de lumières soigné, leur set impose d’entrée une intensité remarquable.



Place ensuite à Heart Attack, également issus de la région, déjà aperçus en première partie d’Airbourne au Théâtre de Verdure. Leur metal moderne, carré et énergique, emmené par l’excellent soliste Antoine Chapet à la guitare, trouve parfaitement sa place dans ce décor inhabituel. Le groupe soigne sa prestation jusqu’à inviter un danseur, une ballerine (Ginevra) et une chanteuse lyrique (la soprano Audrey Dandeville) sur un titre, offrant un moment fort et audacieux qui souligne l’esprit du concept « Metal Up The Opera ». Résultat : un show impeccable et généreux.






La tête d’affiche, Septicflesh, prend ensuite possession de la scène. Les Grecs, forts d’une carrière solide et d’une discographie impressionnante, imposent leur univers sombre et monumental. Le décor et les lumières subliment leur death metal symphonique. Seul bémol : certaines orchestrations et passages acoustiques, diffusés en bande-son plutôt que joués en direct ou avec l’appui de musiciens classiques, laissent un petit goût de frustration tant le cadre s’y prêtait. Toutefois, cela n’enlève rien à la puissance du set, qui emporte le public. La salle entière se lève pour saluer une prestation aussi massive qu’hypnotique. En conclusion, cette deuxième édition de Metal Up The Opera confirme l’audace et la réussite du projet. L’Opéra de Nice a relevé le défi : rassembler, surprendre et prouver que le metal a toute sa place dans un tel écrin. Public au rendez-vous, groupes en grande forme : une soirée triomphale. Bravo !




Aurélie Kula et Laurent Therese
📸 Heart Attack par Jacques Lerognon
📸 Septicflesh par Aurélie Kula et Laurent Therese










