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JAZZ à JUAN (Soir 8)

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Le 15/07/2024 à la Pinède Gould – Antibes-Juan-les-Pins (06).

C’est le quintet Rollin & Clap d’Érik Truffaz qui débute la soirée dans la pinède Gould. Un projet où le trompettiste revisite des musiques de films avec son groupe. Matthis Pascaud est avec sa belle guitare Guild, Marcello Giuliani, fidèle compagnon de route à la basse, la batterie est confiée à Raphaël Chassin et les claviers analogiques à Alexis Anérile. Le thème du « Casse » permet au guitariste quelques envolées très rock que l’on retrouve dans leur magnifique version du « Requiem Pour un Con » avec ses claviers très free. Duo piano-voix pour débuter le « Camille » extrait de « Le Mépris » de Godard. Les autres reviennent pour enchainer sur « The Persuaders », le générique de « Amicalement votre » que beaucoup mettent longtemps à reconnaitre. Ils finissent emportés par un esprit rock où la trompette de Truffaz fait merveille. Quel dommage de les quitter si vite.

Jacques Lerognon

Dans le cadre du plus vieux festival de jazz d’Europe – Jazz à Juan, entre pins, Méditerranée, feux d’artifice et demi-lune, le pianiste virtuose a envoûté les 2000 spectateurs avec un show crescendo : d’abord poétique avec les musiques de son dernier album « Noche » puis virevoltant avec « Letter » et « Planet » et enfin explosif avec un set de plus en plus électro jusqu’à faire se lever et danser la foule, qui ne voulait plus aller se coucher et demandait toujours des rappels.

Ses lunettes de soleil, sa monoboucle d’oreille et ses gants de moto pianotant frénétiquement sur le piano à queue ou le synthé étaient retransmis sur 3 écrans géants, ce qui permettait au public d’appréhender le personnage et de vivre intensément ses mélodies, bien que l’artiste n’ait pas prononcé un seul mot de tout le concert. Ses deux invités à la technique parfaite ont apporté de belles couleurs à la soirée : une couleur feutrée jazzy très à propos grâce au jeune saxophoniste Ferdi avec lequel Sofiane Pamart a créé des instants suspendus et une couleur street électrique avec son incroyable batteur Veeko Morlet, dont les rythmes déjantés ont amené le pianiste à se lâcher et à terminer jouant debout dans une position athlétique, volontaire, quasi-héroïque.

Loreleï Martinsse

Crédit photo : Jacques Lerognon.

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