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JAZZ A JUAN (Jour 4)

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Le 14/07/2025 à la Pinède Gould – Antibes-Juan-les-Pins (06).

La soirée du 14 juillet de Jazz à Juan est toujours très alléchante. Pas moins de trois sets et le final avec le feu d’artifice sur la baie. 19h30, c’est le quartet sino-germanique du batteur Zhitong Xu qui débute. Deux saxophonistes : Jan Prax (il joue aussi avec Riccardo del Fra) au  soprano et à l’alto ; Moritz Stahl au ténor. La contrebasse est confiée à Nils Kugelmann. La rythmique est puissante, le batteur ne ménage pas ses toms et cymbales qui font un véritable tapis sur lequel les deux sax peuvent s’éclater, se lançant tour à tour ou en duo dans des chorus enfiévrés. Une belle découverte et de nouveaux horizons.

La chanteuse Marion Rampal vient ensuite présenter son projet Oizel. Elle est impulsée par un sacré trio: Matthis Pascaud à la guitare et direction musicale, Simon Tailleu à la contrebasse et Raphaël Chassin à la batterie. Marion Rampal chante essentiellement en français, elle s’accompagne à la guitare sur quelques morceaux. Elle nous offre une composition encore inédite « Alouette » et surtout une très envoutante reprise de « Don’t Think Twice » de Bob Dylan qui permet à Matthis Pascaud (il était sur cette même scène il y a deux étés avec Hugh Coltman) de montrer tout son talent de guitariste. Ils finissent par une très belle chanson « De beaux dimanches ». Les sets se succèdent vite car le feu d’artifice n’attend pas !

Macha Gharibian prend place à 21h30. Elle était il y a peu au Jammin’ Juan, la voici sur la grande scène, un début de consécration qu’elle partage avec Dré  Pallemaerts et Sylvain “Kenny” Ruby, ses habituels batteur et bassiste ainsi que deux chanteuses Lea Maria Fries et  Linda Oláh. Deux Phenomenal Women dont les voix vont éclairer, pulser l’univers de la pianiste-chanteuse inspirée par la poétesse et romancière afro-américaine Maya Angelou. Une chanson syrienne puis deux arméniennes pour débuter ce concert. Un mélange d’orient et d’occident. Du swing et des mélopées intimistes et poétiques. Elles nous emmèneront faire un tour au Brésil. Le final sera plus tribal avec la batterie – grosse caisse de Dré  Pallemaerts et le tom basse joué par Linda Oláh en appui du piano. Le premier feu d’artifice a débuté vers Cannes. Celui de Juan-les Pins prend la suite à peine le groupe sorti de scène.


Mais la musique de cette soirée était aussi un véritable feu d’artifice pour les amateurs de jazz.

Jacques Lerognon

jazzajuan.com

📸 Macha Garibian par Jacques Lerognon.

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