Le 06/12/2025 au Transbordeur – Lyon (69).
Cela faisait presque un an que je prêchait sa musique avec un enthousiasme (presque inquiétant) : amis, famille, collègues… personne n’a échappé à mes recommandations obsessionnelles. Alors forcément, après ces plusieurs mois de propagande intensive, la promesse de le voir enfin sur scène avait quelque chose de presque religieux. Et je n’ai pas été déçue : j’ai enfin pu danser (et hurler, évidemment) sur les titres de son dernier album, celui qu’il a trimballé sur les routes pour cette tournée européenne. Dès les premières minutes, Baxter impose sa patte : un mélange unique de parlé-chanté, de pop mélancolique et de vibrations électro qui résonnent dans toute la salle. Pendant 1h15, il nous fait suer, littéralement. On se rend vite compte que ce climat brûlant ne vient pas des jeux de lumière ni d’un quelconque dispositif : la force brute vient de lui. De son attitude, de son phrasé nonchalant, de cette manière de dominer la scène tout en gardant une forme d’élégance désinvolte.
Le dandy londonien prouve encore une fois que les artifices, les lumières ou les effets spéciaux ne sont que des accessoires. Son charisme, lui, est un projecteur en soi. Et quand on repense au chemin parcouru (plus d’une décennie de carrière, des albums qui ne se ressemblent jamais et cette capacité à réinventer son style sans trahir son identité), on comprend pourquoi la salle est si attentive, si réactive, si conquise. Résultat : on quitte la salle avec le cœur battant et l’esprit en vrac, déjà impatients de découvrir ce qu’il nous prépare pour la suite. Baxter Dury a cette force : il termine en laissant derrière lui une envie brûlante de prolonger la nuit.
Vite, le prochain !
Louise Ribeiro
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