ALAIN SOUCHON ICI & LÀ

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#NVmagLiveReport

Le 21/10/2021 à Anthéa –Antibes (06)

Pour raconter un concert de Souchon, il suffirait presque de donner la liste des chansons qu’il a chanté. Chacun de nous a de nombreux souvenirs sur beaucoup d’entre elles. Mais relatons tout de même quelques moments de ce spectacle dans la belle salle –pleine- d’Anthéa à Antibes. Jean, chemise blanche, guitare en bandoulière, Alain Souchon entre en grattouillant les accords de « Allo Maman, bobo », ill gagne d’un pas nonchalant le micro au milieu de la scène. Malgré ses 77 ans, il a toujours son allure d’éternel adolescent. Ses quatre musiciens (Claviers, guitares, basses, batterie) le rejoignent sur l’estrade derrière. Il poursuit avec « La ballade de Jim », tout le public chante avec lui, plus ou moins bien, il faut bien l’avouer. Ils enchaînent les titres, jusqu’au récent « Ame fifties » précédé d’un mini sketch très drôle où le chanteur revient sur tout ce qui a changé depuis les années 50.  Michel-Yves Kochmann, guitariste et chef de bande, est en très grande forme, il nous offre un solo très rock et de toute beauté sur sa telecaster pendant « Ultra moderne solitude », on se sent moins seul du coup. Kochmann utilisera pas moins de neuf guitares, six électriques, trois acoustiques et même un bouzouki. Pas mal pour un concert de chansons françaises! On fera un tour en Bretagne avec le fameux bagad de Lann-Bihoué après quelques mesures de « Marie Galante » de l’ami Voulzy. Pour « Jamais content » et Poulailler song », Souchon se débarrasse du pied de micro et arpente la scène -façon Mick Jagger- tout en chantant soutenu par le groupe en effervescence. Pour se calmer, ils iront voir « sous les jupes des filles ». Voilà plus d’une heure et demi que les chansons se succèdent, on pense que la fin du show approche mais nous aurons droit encore à « L’amour à la machine », « Rame » avec des chœurs chantés en canon, pour finir avec « foule sentimentale ». Un, deux rappels puis Souchon revient comme il a commencé, seul avec sa guitare pour entonner « Rien ne vaut la vie ». Et là, la lumière revient.

Souchon était déjà un peu nostalgique à 30 ans, il n’y a pas de raison que cela change à plus de 70. Mais sa mélancolie n’est jamais vraiment triste car elle est plein d’espoir et donne du bonheur.

 

 

Jacques Lerognon

 

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